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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 19:29

Une fois arrivé à ma chaise, je suis bien content d’être là surtout que je constate que j’ai trois quart d’heure d’avance sur la barrière horaire. Je peux me payer le luxe de gérer mon temps et ma transition. Et là coup de chance, je tombe sur deux personnes qui proposent de me masser. Je me dis qu’il faut refaire les batteries avant le marathon et c’est en mangeant ma banane que je me fais masser les jambes. Précaution utile pour les crampes. Je prends le temps d’enlever mon cuissard et de mettre mon short de course à pied (personnalisé avec une poche intérieure cousue qui contient un ravito solide) et de passer un maillot respirant type marcel adapté à la course à pied en pleine chaleur. Dernière recommandation des masseurs : bien mouiller ma casquette avant de partir. J’avais en tête de bien soigner cette transition car on n’entame pas un marathon la fleur au fusil. Combien de concurrents je verrai fauché d’un seul coup par une crise de crampes qui ne passe pas et obligé de finir en marchant (au mieux). Pourtant cela ne m’a pris que 10 minutes, comme prévu.

 

C’est grâce à ça et aux multiples épongeages que  je n’ai pas trop souffert de la  chaleur dans le marathon. Il est 16h45 et la chaleur atteint son pic et me voilà parti avec un grand point d’interrogation dans la tête. En même temps, je n’étais pas certain de pouvoir courir ce marathon alors je suis bien content d’être encore là à ce stade de la course et de pouvoir encore être en situation de course. Ce treizième marathon pour moi est assez particulier par le fait que le ticket d’entrée est difficile à obtenir puisqu’il s’agit d’avoir fait au préalable la natation et le vélo dans les temps ce qui n’est pas si simple …

 

Au bout de quelques minutes, je dois me rendre à l’évidence, miracle ! les jambes fonctionnent … je n’ai pas vraiment mal, je vais donc m’appliquer à trouver un rythme qui permet de s’économiser. Mais déjà, juste après la sortie du parc, une belle côte assez courte s’annonce, et que j’avais repéré en mai dernier. Inutile de la monter en courant, en plus marcher dans les cotes étire les mollets et les tendons.

 

J’avais prévu de faire ce marathon en mode trail. Vu notre état, il était clair que je  partais pour un marathon d’une durée d’environ 5h ce qui correspond à une allure type ultra trail (8 km/h). Cela veut dire que je pourrai digérer ce que je veux. Ma stratégie est donc de m’économiser tout au long du parcours, par exemple en marchant dès que la pente monte et en courant en souplesse sans s’épuiser inutilement. Psychologiquement, je n’aborde pas ce marathon comme un 42,195km à parcourir mais plutôt comme un 8x5000m au sens que l’objectif c’est chaque jalon de 5000m à couvrir, sans se projeter plus que ça dans le reste de la course. C’est une technique que j’avais éprouvé à mon dernier marathon il y a plus d’un an car il intervenait deux semaines après un autre marathon fait à vitesse VMA dont j’avais quelques séquelles. Avoir comme objectif d’être finisher d’un 5000m comme première étape sans rien d’autre comme objectif est bien plus simple à envisager quand on se sent fragilisé qu’une montagne de 42,195km.

 

Après un kilomètre ou deux je me retrouve en compagnie d’une  gazelle, espèce rare sur cet Ironman (50 participantes sur plus de mille inscrits). En course j’apprécie depuis toujours la compagnie féminine pour sa souplesse de course et sa délicatesse dans cette épreuve de brut que nous traversons.

 

Pour le moment, je m’affaire à essayer de me remettre l’estomac à l’endroit après tout ce tout ce que j’ai y accumulé pendant le vélo pour pouvoir manger à nouveau. Je sais que cela va me prendre un peu de temps avant de bien se sentir. En même temps, je n’ai pas les jambes coupées, surement grâce au 1O mn de pause au parc à vélo et aux quelques minutes de massages.

 

Pendant quelques kilomètres, nous courons ensemble et parlons un peu. Et c’est fou pour moi chanter à vélo ou parler en courant me fait oublier la difficulté de l’épreuve et les souffrances. C’est ainsi qu’on voie les panneaux kilométrique défiler mais on ne sait pas comment vraiment les prendre vu que les distances sont pour les deux boucles à la fois.  Au km3, je sors de mon short mes tartines et ma charcuterie. Deux bonnes tartines de pain energie avec 8 tranches de viandes des grisons. Tout le monde me regarde avec des yeux ronds  car ces personnes viennent du tri et non de l’ultra trail comme moi. La suite me donnera raison sur leurs tubes de gels antioxydant and co.

 

On passe le km4 assez vite (ça me parait suspect par rapport aux temps mis). Comme on parle et qu’on traverse la ville, il y a beaucoup d’animation, tout le monde nous encourage et ça passe comme ça plus vite. Le premier 5000m est ainsi rapidement couvert ce qui est rassurant.

 

Nous traversons la rue piétonne vers 18h à l’heure de l’apero et l’ambiance y est. On nous encourage la bière à la main depuis les terrasses, certains même devant une assiette de frites … Les caissières des magasins sont sorties et tapent avec des cintres pour faire du bruit !

 

Embrunman CAP

 

Dans la rue piétonne en terminant mon ravito miracle, pur terroir

 

On sent toute la ville mobilisé autour de cet ironman, aussi bien au niveau des bénévoles que des habitants, et ça va durer pendant plus de 21km de chacune des boucles à franchir. Les gens ont pris la peine de récupérer le listing des participants dans le but d’y chercher notre prénom à partir du numéro de dossard afin de nous encourager. On sort ensuite de la ville et partons dans la campagne. Suite à un ravito entre le km5 et le km10, je perds la gazelle comme ça arrive souvent et je me retrouve seul et après le second 5000m c’est plus dur. Heureusement vers le km17, lorsqu’on arrive aux Baratiers la folie est descendue dans la rue. Tous les villageois  se sont regroupés et ont placé en éclaireur un enfant qui leur crie au loin notre numéro de dossard. Ainsi cela leur laisse le temps de chercher notre prénom dans le listing et de le reprendre tous en cœur à pleins poumons en tapant sur des tonneaux en fer, faisant un bruit d’enfer rien que pour nous. L’émotion me rattrape chaque fois que j’y repense, tout comme j’ai laissé échapper une larme à la sortie de ce passage devant tant d’engagement offerts de leur part. Quand on pense que le marathon a commencé depuis 13h et qu’ils ont passé toute l’après midi dans la chaleur à encourager les gens. Au deuxième tour nous avions prévu nous arrêter pour les embrasser mais il était trop tard, ils étaient vraisemblablement partis manger. Un peu plus loin, un groupe d’espagnols y mets tout autant de ferveur. Et les voyant chercher mon prénom à mon approche, je leur dis Dominico et c’est à nouveau la folie qui reprend ! Des hollandais ont également fait le déplacement. L’Embrunman c’est donc une foison d’émotions puissantes aussi bien d’angoisse que de joie comme on n’en a pas dans la vie de tous les jours, et où on se sent vivre mille fois plus qu’en temps normal. Dur de s’en passer quand on y a goûté …

 

Jusqu’au km20, je ne prends que de l’eau aux ravito , il me faut digérer un peu. Les ravito se trouvent presque tous les 3 km ce qui atténue l’effet de la chaleur. A chaque fois je bois et je fais un gros épongeage avec un demi litre d’eau sur la tête. Avec mon ravito perso du km3, j’ai ce qui faut dans le ventre pour tenir les 4 heures à venir. Donc le complément ne sera qu’à but psychologique mais ça aide bien.

 

Le km20 arrive déjà, je n’en reviens pas on est déjà là et ça va plutôt bien même si les jambes commencent à faire mal. Le public est nombreux, les enfants nous  tapent les mains, le speaker fait du bruit. Cette agitation donne de l’énergie durant les deux kilomètres passés à faire le tour du parc c’est déjà ça de gagner. Nous passons  au semi en 2h20 environ. Ensuite, le calme à la sortie tranche aussi et fait du bien mais on se sent un peu plus seul. La deuxième partie du marathon me fait très peur suite à l’expérience de mes 12 marathons précédents. Je démarre donc le second semi avec la plus grande prudence. Et là comme c’est souvent le cas dans les courses à pied, je tombe sur une personne qui va s’avérer déterminante pour toute la suite de la course. Lorsque je cours un certain temps à coté de quelqu’un, vu qu’on est en vitesse trail, on peut parler et je cause donc un peu de choses et d’autres : alimentation, souffle … Cette personne vient comme moi du trail et du marathon et non du triathlon CD ou du cyclisme. Nous avons donc tous deux tiré les mêmes enseignements de notre parcours de runner. Pourtant, il n’arrive pas à se défaire d’un point de coté depuis plusieurs heures. Il n’y a pas à être bien savant pour savoir qu’on attrape un point de coté lorsqu’on ne respire pas complètement à fond. Je le conseille alors de souffler 3 fois pour une inspiration et de penser à respirer par le ventre. Miracle, ça marche ! Je suis alors baptisé « son marabout perso » et deviens alors une sorte de talisman pour lui ! De mon coté, courir avec quelqu’un est beaucoup plus facile et nos foulée sont comparables. Je luis fais part de mon idée d’aller au bout ensemble. Il ne s’en sent pas capable. Nous convenons qu’en cas de défaillance, il n’y a pas d’engagement à attendre l’autre. Et nous voilà parti. Nous convenons de marcher les côtes raides et sinon courons avec souplesse (ne pas être raide) sans faire d’à-coup. C’est en terminant l’Ecotrail de 80 km en mars dernier que je sentis comment on pouvait améliorer sa foulée sans se fatiguer, simplement en recherchant davantage de souplesse. Et ça se voie. Les spectateurs s’étonnent de nous voir courir « avec une belle foulée » tant d’autres sont raides comme des piquets ou marchent carrément. Mais pour eux une deuxième boucle entièrement en marchant à 4 ou 5 km/h, ça donne le semi en plus de 4h, bien trop long !

 

Après le semi on a donc passé la bascule, c’est déjà ça de fait et on connaît le parcourt pour cette deuxième boucle. On se dit qu’on va essayer de finir en courant, jusqu’au bout. La deuxième boucle est plus paisible, le soleil se couche, les spectateurs sont partis manger, il est  passé 19h30. Ma tête étant mouillée, un sentiment de fraicheur m’envahie, et c’est donc au km25 que je pose ma vieille casquette sur un banc, comme prévu (maintenant j’ai la casquette de l’Embrunman pour la remplacer !).

 

On est rejoint par d’autres concurrents arrêtés jusque là et qui trouvent notre foulée bien tentante à suivre. Un puis deux puis trois personnes nous suivent.  Un moment nous serons un groupe de 6 coureurs à passer au milieu d’une troupe de marcheurs. Je me dis que si on fini comme ça, on va gagner pas mal de places. Etant celui qui a le plus d’expérience en course à pied, je suis intronisé meneur d’allure et responsable de la stratégie de course : quand est ce qu’on marche ou pas, durée des arrêts aux ravito,  conseils en tous genres sur la souplesse,  la diététique. On forme un beau petit groupe et ça se remarque. Les spectateurs nous surnomment le gruppetto mais je leur fais remarquer que nous ne sommes pas à la traine et leur suggère comme nom « le groupe des durs à cuire ». Rien n’y fait pourtant,  tout au long du parcours, le nom de gruppetto ressortira périodiquement tant les gens ont pris l’habitude de voir passer uniquement des  coureurs solitaires et marcheurs et non une petite équipe qui coure. Peu à peu les km défilent ainsi, on passe le km30 puis le km35, toujours pas de mauvaises sensations mais la douleur est là et nous ne sommes pas rassurés du tout. On a très mal mais non nous ne marcherons pas ! Pas plus que dans les 500 km fait en marathon et 250 km de trail que j’ai fait depuis 10 ans.

 

Dans cette deuxième boucle, j’assure les ravitos avec un mélange coca pour les sucres rapides et un peu d’eau pour se rincer la bouche après. Inutile à ce stade de la course de se charger l’estomac avec du solide trop long à digérer. Peu à peu, la nuit tombe et un sentiment étrange nous habite. Nous nous rapprochons de la fin en voyant passer le km 37 par exemple mais qui a fait du marathon sait que tout peut encore se passer, alors nous redoublons de prudence. Je ne tiens pas à faire les derniers kilomètres sur les rotules alors nous maintenons volontairement une allure tranquille. Puis les km 38 et 39 passent, ça semble vraiment jouable, surtout pas de déconcentration. Puis peu à peu, au loin la voix du speaker se fait de plus en plus précise, l’arrivée au plan d’eau approche. Le km40 signale l’arrivée dans la zone du podium, ça semble dans la poche. On fini l’approche dans le noir, un peu dangereux, sachant qu’il y a des obstacles. Nous avons démarré de nuit et nous finissons de nuit. La journée la plus longue de l’année s’achève. Il est environ 21h30, cela fait presque 40heures que je suis en activité avec seulement 3h30 de sommeil, sans café, et je me sens en pleine forme. Les endorphines sont arrivés après le km35 et je dois dire que la fin s’est fait presque avec aisance. Le groupe a maintenant explosé, certains qui, ayant voulu partir devant, ont craqué ensuite en route, d’autres sont restés trop longtemps au ravito. Nous sommes toujours les deux mêmes depuis la bascule au semi. On tache de garder la même allure pour ne pas avoir trop mal dans le dernier km. Sans avoir vu les panneaux km41 et 42, nous entamons la dernière ligne droite, longue de 200m pour terminer ce marathon en 4h52 ce qui est bien mieux que les 5h15 estimé en considérant une partie en marchant.

 

Cette dernière ligne droite des champs Elysées avec une foule qui encourage au son du speaker, ça parait irréel tant  on n’y a jamais trop cru depuis avril où je me suis inscrit. Je dis à mon partenaire de ne pas accélérer, au contraire, ceci afin de savourer au mieux ces instants privilégiés et intenses.  Ce sont les bras levés que nous finissions et passons la ligne en 15h32’03’’ à la 508eme place au classement scratch ce qui me place dans la première moitié (je suis 68eme sur 177 dans ma catégorie V2M).  166 personnes ont abandonné ou ont été mis hors délai lors du marathon.

 

Embrunman Arrivee

 

Avec mon partenaire (V3M) en train de m'agenouiller sur le tapis, le temps est indiqué au dessus

 

Je m’agenouille et embrasse le tapis d’arrivée ainsi que mon partenaire de course. On l’a fait. C’est énorme. Il y a quelques mois c’était « même pas en rêve ». Six mois d’entrainement, 600 km de course à pied, 3000 km de vélo pour arriver à ce résultat, l’émotion est à son comble. Etre finisher c’est déjà à peine envisageable mais pour quelqu’un qui ne fait parti d’aucun club de triathlon, qui nage la brasse en shorty et qui a un vélo premier prix (un bon Treck de base avec fourche en carbone quand même), c’est tout bonnement dingue que d’arriver à se classer dans la première moitié de « l’Ironman le plus dur au monde » !

 

Après l’arrivée, je me sens bien tandis que d’autres sont envoyés directement à la perfusion en glucose. Je bois encore, mange une banane et récupère le maillot de finisher et la médaille. Ni douche ni buffet ne sont prévus pour les athlètes après la course ce qui est un peu dommage. Je récupère mes affaires, les portent à la voiture et retrouve un restaurant que j’avais bien repéré vue qu’il se trouve le long du parcours course à pied à la sortie du plan d’eau et procure Leffe pression !  Je mange avec des inconnus de Vaux en Velin, maintenant frères et sœur d’Embrunman tout en envoyant une raffale de SMS à mes amis pour leur annoncer je suis maintenant devenu Embrunman Finisher pour la vie entière ! Puis retour jusqu’à Monetier passé 1h du matin. Il est maintenant temps d’aller dormir, pourtant je n’ai pas sommeil …

 

Le lendemain matin, je constate que mon poids est tombé à 68,8 kg contre 72 kg l’avant-veille après le régime glucidique et alors que j’ai mangé pendant la course 10 tranches de pain énergie, 30 tranches de viande de grison, 6 bananes, deux œufs durs, jambon cru, tucs et abricots secs ainsi que glace et pâtisserie après la course … J’avais pourtant eu la sensation de finir en bon état, ce chiffre montre que l’air de rien mon corps est allé chercher bien loin les ressources dont il avait besoin. Je mets cette matinées à profit aux Bains de Monetiers où j’avais pris rendez-vous au préalable pour une douche tonique à l’hydrojet suivi d’un massage appuyé aux huiles essentielles ce qui accélérera la récupération et me permettra le surlendemain de faire une rando tranquille de 500m de dénivelé m’offrant même un 100m de natation à 2300m dans le lac de Cristol !

 

Epilogue


Cet Embrunman est donc une réussite sur tous les plans pour moi. Pourtant, je ne pense pas que je recommencerai. Tout d’abord, les préparations à des triathlons sont toujours très consommatrices de temps (3disciplines à travailler). Les Ironman qui demandent des  sorties vélo à la journée et des sorties course à pied à la demi journée amplifient à l’extrême ce problème. Hormis deux fois fin juin, cela fait plusieurs mois que je n’ai pas eu un week-end pour faire autre chose. En plus ceux qui recommencent font généralement moins bien que la première fois, c’est ce que j’ai tiré des discussions faites après la course. En effet un excès de confiance fait qu’on s’entraine moins dur et aussi l’envie n’est plus la même. Enfin la souffrance a été présente durant toute la journée de cet Embrunman et je n’ai pas trop vu le côté plaisir. Comme j’ai entendu il y a quelques jours, « il ne faut pas s’aimer pour monter des pentes pareilles à vélo ».  J’ai décidé désormais de m’aimer davantage. Pour terminer, il y a comme toujours quelques bémols dans l’organisation alors que cette course est pourtant bien rodée et bien dotée : pas de parking réservé uniquement aux participants (à 4h30, le parking était déjà plein), certains ravito où il n’y a rapidement plus du tout de salé, des portions de nuit de la course à pied non éclairées, pas de buffet ni de douche après la course, trop de voitures sur le circuit …

 

En revanche, côté bénévoles, l’engagement de toute une région derrière l’Embrunman est incroyable avec 1400 personnes mobilisées pour nous soutenir (une petite ville) et à coordonner entièrement pendant deux jours par l’organisation, en tout 3000 personnes à gérer en comptant les athètes. Pour ça, chapeau !

 

Qu’est ce que je retire de positif de cet Embrunman ? Tout d’abord qu’il faut écouter et suivre son étoile plutôt que tous ceux qui croient savoir vous conseiller et vous donner des raisons pour ne pas le faire, et il y en a eu ! Ensuite que cela a porté mon temps maximum en course de 12h30 à 15h30 avec une diététique adaptée et même si c’est moins éprouvant que de la course à pied pure. Je place néanmoins cette épreuve et ce résultat atteint à 45 ans au sommet de ce que j’ai réalisé depuis toujours en termes de difficulté et de niveau de performance. Enfin, cet Ironman apporte certaines réponses quant à la capacité de réaliser une épreuve sur une très longue durée avec privation de sommeil. J’avais déjà remarqué que le manque de sommeil la nuit précédant la compétition est sans impact sur la performance réalisée le lendemain. Ici je n’ai dormi que 3h30 en 42 heures avec une épreuve de 15h30 à couvrir et je n’ai eu aucun mal à rester lucide sans une seule goutte de café (j’ai tourné à la camomille !).

 

DSCF5206

 

Avec mon maillot finisher et la médaille, si difficiles à obtenir ...

 

Si je réussi l’endurance trail des templiers de 106 km fin octobre, je pourrai prétendre m’inscrire à l’UTMB pour août 2013 ou août 2014 selon le tirage au sort (160 km avec 8000m de dénivelée positif, épreuve sur 24h) ce qui pourrait constituer peut-être le terme à ce cycle de compétitions de trail que j’ai entamé il y a un an. Entretemps, selon la date où je suis inscrit pour l’UTMB, un passage par le marathon des sables (5 jours de trail dans le Djebel) me tente bigrement. Donc savoir que je suis capable d’endurer une veille très longue tout en maintenant un haut niveau de performance est plus que rassurant en vue de ces objectifs ambitieux à venir. Le spectacle continue !

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Published by Dominique Bayart - dans Triathlon
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commentaires

arnaud 22/08/2012 16:32

Bravo, Bravissimo Dominique !
Quelle performance et quel récit. Tu fais très bien passer ton émotion, ton ressentit, et tu écris très bien.
Cela me rappelle quelques émotions perso, mais là elles ont l'air multipliée par 100 ou par 1000.
Belle victoire sur toi même.
Et en plus si tu as pu faire partager ton expérience pendant l'épreuve, c'est encore mieux.
Chapeau bas !!!
Arnaud.

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