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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 19:48

Depuis le 15 août et cet Embruman où j’ai laissé ma trace, comparé aux ultra-trails que j’ai déjà faits, beaucoup plus de personnes de mon entourage que d’habitude ont été impressionné par cette performance. Pourtant ce n’était peut être pas vraiment beaucoup plus difficile à realiser. Et une question qui m'est souvent revenue portait sur comment je m’en suis remis. A vrai dire, sur un Ironman, physiquement, on ne pousse pas le corps aussi loin qu’en ultra-trail. Je m’explique. Un triathlon, c’est un mix de trois épreuves qui prises séparément sont très faisables chacune individuellement. C’est la somme des trois épreuves qui est difficile à faire bout à bout et pas parce que le corps n’en peut plus, non, les épreuves sont suffisamment différentes pour fatiguer des parties différentes du corps. C’est comme je l’ai déjà mentionné sur ce blog du fait de la consommation des réserves énergétiques que l’enchainement des trois épreuves est difficile. Vu que j’ai fini l’épreuve sans avoir consommé toutes mes réserves, ce n’est pas l’effort physique qui m’a atteint. D’ailleurs, dès le lendemain, je pouvais sauter et marcher vite, ce que je n’arrive pas à faire après un ultra-trail de 80 km. Et pourtant, qu’il est difficile d’enchainer derrière. On est comme vidé, comme ci on n’avait plus d’énergie. C’est ce que je ressens après chaque grande épreuve. Les hormones qui nous font avancer (adrénaline entre autres) sont moins efficaces. Pendant les deux semaines qui ont suivi l’Ironman, je n’ai pas eu l’envie ou l’énergie de me lancer dans des activités importantes que ce soit au niveau personnel ou professionnel. En général, c’est une période portée sur la réflexion et sur la suite à donner. Ici, la suite est connue d’avance, c’est un 106 km dans les Templiers fin octobre et ça doit commencer à se préparer dès maintenant. Initialement, l’Embrunman, c’était pour « rigoler », voir ce que je pouvais donner, sans me mettre la pression. Sauf que je me suis pris au jeu, j’ai préparé cette compétition avec le sérieux qu’il fallait et j’ai tout donné le jour de l’épreuve, riche en émotions comme je n’ai jamais eu. Et justement, les émotions sont commandées par les hormones et ça ne fonctionne pas comme ça en appuyant sur un bouton, il y a une période de creux après un pic d’activité.

 

Pourtant il y a des signes qui ne trompent pas. En ce dernier week-end d’aout, je m’en vais faire le marché en écoutant la radio FIP, pourtant peu portée sur le sport. Et voilà-t-y pas qu’aux brefs de 10h-10, FIP nous donne le classement de l’arrivée de l’Ultra-trail du Mont Blanc (UTMB) ! Un premier message pour me faire passer de la nostalgie de l’Embrunman à mon prochain objectif non avoué complètement  qui est de faire l’UTMB. Le week-end précédant, dans la feuille de choux des informations locales à Dunkerque où nous étions, que vois-je, une page entière consacré à l’UTMB parce que des gars du coin y étaient. L’UTMB me suis maintenant partout, impossible de m’en défaire …

 

En premier lieu pour refaire du jus mentalement, il me faut oublier un peu l’Embrunman et passer dans ma tête à autre chose. La rentrée des classes avec toute l’activité afférente m’y a aidé. Il me fallait faire en sorte que l’Embrunman appartienne au passé et me projeter sur l’avenir. La semaine dernière, j’ai donc repris l’entrainement en cette troisième semaine après l’Ironman, sans grande conviction, juste pour faire le boulot. Et j’ai enchainé 3 sorties en forêt d’une heure vingt suivi d’une sortie longue de presque 3 heures pour retrouver les sensations de trailers que j’avais un peu oubliées avec cette préparation spécifique au triathlon qui a duré 5 mois. Cette semaine ci, j’ai essayé de retrouvé un bon poids (il y a 4500 m à grimper aux Templiers !) et j’ai rempilé pour le même programme. Avec une différence, j’ai fait ma sortie longue le vendredi soir (les jours sont encore longs) ce qui m’a permis de refaire une sortie à la fraiche le dimanche matin d’une centaine de minutes. J’y ai testé et découvert un nouvelle itinéraire dans ces bois de Meudon que je connais pourtant bien, alors satisfaction ! C’est en suivant deux coureurs à l’allure de trailers que j’ai trouvé ce nouveau chemin. En les recroisant plus tard, l’un d’entre eux avait le maillot de l’UTMB … Damned. Ce 106 km des Templiers, si j’arrive à le terminer dans les temps, c’est celui qui me donnera les 3 points UTMB qui me manquent pour atteindre le nouveau total de 7 points requis pour prétendre m’inscrire. Alors en ce moment, je suis à l’affut de tout ce qui touche à l’UTMB parce que je sais que peut-être dans moins d’un an, si je suis tiré au sort (car il y a trop d’inscrit), je serai moi aussi sur la ligne de départ. D’ailleurs, hier, je suis allé chez mon fournisseur trail (Endurance Shop à Versailles) tenu par celui qui m’a poussé à faire l’Embrunman et qui a fait plusieurs fois l’UTMB (sans en terminer aucun m’a-t-il avoué). Là, j’y trouve près de la caisse, un ouvrage écrit par un groupe de trailers qui ont préparé et fait l’UTMB. Je l’ai acheté car pour se mettre dans l’ambiance et glaner quelques conseils ça peut être utile. En plus, acheter une nouvelle paire de Cascadia (chaussures de trail de la marque Brooks), et les mettre pour la première fois est toujours qq chose de sympa surtout que mes anciennes Cascadia étaient fatiguées après un Templier, un Ecotrail et un Embrunman !

2011_10240003.jpg

Souvenir des Templiers 2011à l'aube sous un ciel couvert

 

Voilà, j’ai maintenant bien basculé dans la préparation des Templiers avec en filigrane l’UTMB en aout 2013. Je mets en place un bon foncier à base de 7 heures de courses hebdomadaire réparti sur 4 jours. La semaine prochaine, je retourne comme l’an dernier au trail très verdoyant de la Pointe de Caux qui relie Le Havre à Etretat par les chemins. Je l’avais fait sous une pluie diluvienne l’an dernier pour mon baptême du trail long (50 km) car il est bien positionné par rapport à la date des Templiers. Cette  année le temps ne peut pas être pis alors je suis bien content de m’y rendre, je vous raconterai bien sur …

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Published by Dominique Bayart - dans Trail
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