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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 18:38

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Cette semaine,  3 entrainements nocturnes d’affilé en semaine afin de donner du rythme. Les semaines précédentes, je laissais un jour de récupération entre les courses ce qui permet d’éviter les blessures. Mais en même temps, le jour on l’on ne court pas va rendre plus difficile à s'y remettre deux jours plus tard tandis qu'en courant tous les jours, on reste dans le rythme. Et cette semaine, après le réchauffement, on a vu le retour des odeurs. J’ai pu voir les premiers papillons de nuit de l’année, attirés par ma lampe. Ca sent bon le printemps ! Et je viens de passer la bascule puisque j’ai dépassé la moitié de la préparation. En fait il ne me reste que 4 semaines de préparation sachant que les deux dernières sont un peu plus légères. Tout ça donne le moral pour la sortie longue du samedi. Je visais une sortie de 2h30 avec alimentation (liquide et solide) mais trop sur de moi dans la connaissance de la forêt de Versailles, je m’y suis un peu perdu, passant 2 fois au même endroit à 3/4h d’intervalle, ce qui n’est pas très rassurant sur le moment. Mais les chevaux au pas que j’ai croisés ou dépassés à plusieurs endroits ont animé un peu le parcourt. De ce fait, c’est au bout de presque 3 heures que je suis rentré mais la récupération s’est bien passée puisque j’ai pu enchainer le lendemain matin sur un 9 trous au Golf National de Guyancourt.

 

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 18:16

Il  est des semaines où il faut se forcer un peu pour partir s’entrainer. Je dis bien « pour partir » car après 10 minutes de course, on se sent bien et on sent que ça fait du bien. Car le temps à changé, avec la brume, il fait encore plus sombre le soir, le sol est souple mais sombre car la neige a fondu et l’humidité est bien présente ce qui renforce la sensation de froid. J’avoue manquer de fraicheur mentale pour cette préparation. Apres  les Templiers, j’ai continué l’entrainement en arrêtant seulement une semaine à la fin de l’année. Passé le cap du début janvier,  c’est là que ça devient dur, il fait plus froid et la motivation baisse. Ce soir ou je termine mon tour habituel, voilà qu’en plus ma radio s’éteint faute d’énergie. Le coté positif c’est que je suis à l’écoute de la foret. 

 

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Par ici un bruissement dans les feuilles, par là des branches viennent à bouger. Puis sur la fin, une chouette se réveille à mon passage et pousse son hululement, repris par des voisines de proche en proche.  Je les avais déjà entendu dans cette partie de la forêt mais forcement, pas aussi distinctement. Bien sur, ce n’est pas sans un certain émoi que je vécu cette salutation nocturne de Dame nature.

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 16:50

Dans l'ombre de la lune ...

                     

Durant la semaine, les sorties nocturnes programmées mardi soir et jeudi soir m’ont donné l’impression d’un debut de routine de courir de nuit dans le bois enneigé ceci par -6 degré.  Car bien couvert et avec la lampe, ça se passe tout seul. Je prends une cuillere à café de miel avant de partir pour recharger un peu les forces apres une journée de boulot et me voilà parti. Le miel, nourriture 100% naturel et consommé depuis aussi loin que l’homme existe (et donc court) presente le double avantage d’etre un antiseptique donc protege la gorge ce qui est utile quand on court par -6 deg. Constitué d’un mélange glucose / fructose, il est absorbé lentement par le corps et procure donc des glucides petit à petit aux muscles sans passer par un pic de glycémie comme le ferait des aliments faits au sucre raffiné (une invention de l’homme pour laquelle le corps n’a pas été conçu par Dame nature).

Mais à chaque fois il se passe pourtant quelque chose de spécial. Mardi j’hésite à prendre mon appareil photo (eh oui il faut des photos pour le blog !) mais je me dis que non on ne verra rien ... Et que ce passa-t-il ? Au retour en arrivant au lac, lever de pleine lune sur le lac gelée. Quel spectacle ! Pour vous en donner une idée, je suis retourné en voiture dès que j’ai pu (donc vendredi soir car jeudi c’était nuageux) pour vous en offrir la photo !

                                 

 

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                                                                Lever de lune sur les étangs de Trivaux gelés

 

Jusqu'à la lumière des étangs gelés ...

 

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La ville de Paris ayant sorti son brise glace pour dégager la Seine (en fait une barge montée à l’avant d’un petit remorqueur et qui écrase la glace en montant dessus). Les images montrent une épaisseur de 15 à 20 cm, ceci en plein Paris ou il fait quelques degrés de plus que sur le plateau de Clamart. Considérant qu’il a gelé à -8 deg toute la semaine, je me dis que c’est le moment ou jamais de se faire le fantasme de traverser les 3 étangs de Trivaux en courant.

Cette fois c’est en traversant sur la glace que j’ai passé les 3 etangs de Trivaux. . . Je profite de ma sortie longue du samedi (2h30 de Clamart à Versailles par Velizy en revenant par Viroflay et Meudon ).

 

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                                                  Mon terrain de jeu pour ma course longue du samedi

 

 

Au petit matin, pas grand monde à l’horizon, l’expérience unique d’avoir le lac pour moi seul. Je me lance sur le lac gelée et couvert d’une petite pellicule de neige, c’est vraiment magique ! Un point de vue comme je n’ai jamais eu sur la foret entourant le lac. Mais je ne suis pas le premier à passer, les traces le montrent (et me rassurent, ça veut donc dire que ca tient bien !).

RunoverIce

                                                                 Comme ce runner au bois de Boulogne ce matin ...

 

Au retour, ces mêmes lacs ont accueilli des patineurs sur glace parmi lesquels  je me fais un chemin. Les photos montrées ici donnent une idée de ces lacs gelés durant la journée.

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                                                           Un des étangs de Trivaux livré aux patineurs

 

Dimanche matin, -9 deg , comme un au revoir à ce temps sec, ensoleillé, et froid, je m’en vais faire un petit tour au bois de 50 min servant aussi de décrassage de  la course longue d’hier et de la soirée arrosée comme il faut chez des amis qui avaient sorti un Pommard Rugiens 1997 de toute beauté … La semaine prochaine s’annonce comme moins fraiche mais plus humide. La boue, le retour !

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 15:17

La neige est là, douce sous nos pieds. Les quelques centimètres tombés cette nuit sont suffisants pour couvrir le relief du terrain durci, dessous, complètement gelé. Rien d’exceptionnel pour des coureurs aguerris qui ont tous en souvenir les courses faites pendant les hivers passés. La nouveauté ici c’est quand même la température, tombée à -8 deg cette nuit. A 10h30 quand je pars, pas vraiment tôt, le mercure n’est pas remonté au dessus de -7 deg ! J’opte pour une double couche respirante, le blouson leger obtenu en cadeau en tant que finisher au festival des Templiers sera bien utile. Mais même avec ça, c’était limite à certains endroits, selon le vent. Courir dans cette neige molle rappelle un peu la course dans le sable fin. C’est à la fois agréable sous le pied mais à la longue ça fatigue la mollet et on a l’impression de ne pas avancer. En revanche, comme toile emeri pour nettoyer des chaussures boueuses il n’y a pas mieux !

Cette course semi longue d’une vingtaine de kilomètres empreinte le bois de Clamart par le parc forestier puis part de l’autre coté de la route pour plonger dans le bois de Meudon, remonter un à un les différents étangs de Trivaux pour passer ensuite sous la N118 afin de rejoindre Sèvres. Pour cela, je passe par un petit chemin qui longe les anciens réservoirs, faits à base de buttes de terre et aménagés au XVIIeme siècle dans le bois afin d’alimenter en eau sous pression les jets d’eau du château de Versailles. J’arrive au niveau de la tour telecom puis repasse la N118 à Sèvres, plonge par le lycée de la Source pour rejoindre la voix ferrée prés de la gare de Bellevue. Ensuite je remonte de bout en bout la longue avenue qui monte jusqu’à l’entrée du parc de l’observatoire de Meudon. Aujourd’hui, j’ai du légèrement changer le chemin de retour, puisque j’ai trouvé porte close ce qui est rarissime. Je suis donc redescendu vers l’avenue de Trivaux par la route qui longe le parc, avant de rentrer à la maison en longeant les étangs, sur l’autre rive cette fois.

Quelques valeureux coureurs, une grappe de vététistes, un groupe de marcheurs, une pie et une volée de pigeons furent les rares rencontres que je fis le long de cette balade, fraiche et molle, qui le moins qu’on puisse dire change de la routine habituelle …

 

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 22:06
Ça y est : l'entraînement est bien démarré. Ce week-end sortie de 3 heures dans les bois de clamart, meudon jusqu'aux limites de Versailles (avant les grands froids de cette semaine). Je suis inscrit sur le trail de 80 km avec arrivée au premier étage de la tour eiffel (eh oui, ça se mérite !). Pour cela et vue que je n'ai pas d'objectif de temps, je cours 4 fois par semaines avec une sortie longue par semaine. Merci au coureur rencontré dans le bois de clamart en septembre dernier et qui avait fait les 100 km de millau. En quelques minutes, il m'a donné les clés pour l'ultra trail. J'ai pu valider ce qu'il m'a dit lors de la grande course des templiers de millau en octobre dernier (voir rubrique trail de ce blog). Donc samedi dernier, c'était une course tranquille avec un peu de pain de mie a manger, dans les bois. Au final, 3 heures de course bien agréable (avec rmcsport bien sur dans les oreilles). Bon je n'ai pas lâché la course à pied pendant les fêtes afin d'être déjà en forme pour attaquer l'entraînement sereinement (allant jusqu'a courir sur un tapis en caoutchouc sur un bateau sur le Nil qui nous ramenait à louxor). La, je suis prêt, j'ai le bon poids et j'enchaine les entraînements. Petit problème, c'est le froid qui s'est installé. Cette fois, je cours le soir car si je cours le midi, je suis trop fatigué l'après midi au travail et en ce moment j'ai besoin de soigner ma productivité l'apres-midi. Je cours donc le soir avec la lampe frontale achetée pour les templiers. Mardi et jeudi, je n'ai pas rencontré beaucoup de monde dans le bois mais courir sous les constellations du ciel étoilé, avouez que ça a quelque chose de magique! Et puis, même sous les -4degres, bien couvert, on a presque trop chaud au bout d'un moment ... De toute façon je savais qu'en courant un ultra trail le 24 mars, cela voulait dire s'entraîner dans les grands frima de l'hivers ... Pour le moment, tout va bien mais faudrait pas que le froid dure trop longtemps. Pourtant, la météo indique encore au moins une semaine de gel permanent, alors patience ...
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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 17:14

Faits de course, Marathon des Yvelynes 24 Octobre 2010.

 

Après le retour (raté) de Justine Henin, le père Bayart poursuit le sien en cette fin de saison pour l’athlétisme. Me voici prêt pour le marathon des Yvelines avec un volume d’entrainement élevé, tout au moins en quantité (45% supérieur à celui de marathon du Louvres, et identique au record à Paris (3h10)). Coté poids c’est 4 kg de moins qu’au Louvres et 1 kg de plus qu’à Paris, cad 72 kg. Tout cela me fait penser qu’il est envisageable de tenter un nouveau record.

 

 

A partir de là, il a fallut définir le plan de course, compte tenu des cotes de 1 km au départ et à l’arrivée (voir le graphe). Les statistiques sur mes derniers records montrent que si le temps prévu sur les 12 derniers km a été à peu prêt tenu, les minutes perdues qui m’ont empêché de passer sous les 3h10 l’ont été entre le semi et le 30eme km, ou je n’ai jamais été capable de tenir le temps prévu. Ces qq minutes perdues s’expliquent d’une part par le fait que je n’arrive pas à rattraper le temps perdu lors des ravitos (bien 15 secondes tous les 5 km) et d’autre part que la vitesse, la plus élevée dans cette partie de la course ne peut pas être facilement augmentée davantage en course pour compenser. Je décide donc de mettre l’accent sur les 30 premiers km sachant que les 12 derniers seraient durs mais que l’entrainement devrait permettre cela modulo le fait que je planifie une vitesse légèrement moins élevée sur la deuxième partie de course et aussi que l’on bénéficie après le 38eme km de qq descentes qui devraient permettre de tenir.

 

 

Cela donne donc une base de 4’15 au km jusqu’au semi (de façon à avoir 4’20 au km réel en tenant compte des ravito) et je vise de passer sous les 4’30 après le semi. Je prévoie aussi du 5’10 pour les deux km avec cotes. Cela donne un temps final de 3h08’32s donc compte tenus des aléas de course possibles, j’espère descendre sous les 3h10. A priori cela correspond à la vitesse maximum jamais tenté par moi-même en marathon mais en même temps, pour établir un nouveau record, c’est quelque part nécessaire. Voilà, la théorie étant faite ainsi que les entrainements, place à l’action !

 

Me voici donc sur place vers 8h30 en ce petit matin d’octobre pour retirer mon dossard. Le temps comme prévu par la météo a suspendu son vol et sa pluie pour laisser place au soleil et à un peu de brume pour faire de jolis clair-obscurs. Ma kangoo est équipée comme un camp de base avec notamment du café sucré que je prends 15 mn avant le départ (je l’avais fait à Paris, c’est vrai que ça dynamise bien, surtout en vue d’un départ rapide).

 

9h30 Après un échauffement léger de 5 mn, nous voici sur la ligne de départ. Un squeezy (hydrates de carbone directement assimilables par le corps) avant de démarrer, comme à chaque ravito tous les 5 km. Je suis censé démarrer en 4’15 mais difficile de prendre ses repaires dans le premier km surtout qu’il y a une légère pente et je ne veux pas non plus risquer de partir trop vite en 3 mn/km tout bêtement par peur de partir trop lentement. Je démarre donc plutôt tranquille en accélérant peu à peu au cours de ce km, pour aboutir à un temps très moyen de 4’42, où un léger doute sur ma condition me vient. Le temps du 2eme km me rassure (4’00) bien que trop rapide. Finalement à partir du 3eme km j’arrive à me régler sur 4’11 – 4’15. Les premiers km passent très vite, j’essaie de trouver mon souffle …

 

Car je sais que vers les 4 mn au km, je suis en proie au point de coté du fait que je suis trop crispé au niveau du ventre lors d’une ventilation forte. Je souffle 3 fois pour une inspiration et me masse le ventre régulièrement pour rejeter les douleurs qui tentent d’apparaitre. Dans un marathon, les douleurs dans la première partie sont plutôt au niveau du haut (respiration et ventre) tandis que dans la deuxième partie elles sont au niveau des jambes. Donc pour le moment à partir du moment où j’arrive à contenir le point de coté, mes jambes vont très bien et m’amènent au km 10 en 43’50, ce qui est même un peu trop rapide par rapport au plan prévu (45 mn), mais moins qu’à Paris ! (mais sans la cote).

 

Je poursuis sur les mêmes bases même si ça me fait mal (je suis limite point de coté). Sur un chemin parallèle au nôtre, deux cavaliers montent à cheval à la même vitesse que nous, instant magique au milieu de ces beaux paysages des abords de la foret de Rambouillet) faits d’arbres et de près …  Je vise l’objectif de tenir cette allure jusqu’au semi, où je passe comme prévu en 1h33 même si dans les derniers km du premier semi, j’étais parfois dans les 4’30 au km. Ce qui fait que le léger changement de rythme visé après le semi est déjà dans les jambes, et qu’entre le km 20 et le km 25, cela commence même à être un peu plus dur …

 

Soudain, une personne qui me suivait depuis un petit moment me passe … Cela me réveille et je décide de le suivre en me disant que c’est le temps que je vise qui est en train de passer devant moi et qu’il faut à tout prix que je le suive. Nous resterons ensemble jusqu’au km 32, même si au km 25, je serai un peu largué durant le ravito, je reviendrai pas à pas sur lui puis après une courte côte, c’est lui qui flanche, je le passe non sans lui dire de tenir bon. Je passe au km 30 dans le temps prévu cad en 2h13 mais je sais que la suite ne va pas être une partie de plaisir. Tous mes temps de passage sont un poil moins rapide (une poignée de secondes à chaque fois) à ceux faits sur le Marathon de Paris en 3h10, ce qui montre que ce départ n’était tout de même pas si fou (quoique, car avec la cote du début, cela représente en fait plus d’efforts à fournir qu’à Paris).

 

Bon, je suis passé à tous les temps intermédiaires comme prévu, la question cruciale, de tout marathon d’ailleurs, c’est comment le corps va-t-il réagir dans les 12 derniers km à ce que je lui ai fait subir dans les 30 premiers. Je ne vais pas tarder à être renseigné. Dès le km 32 je sent mes jambes devenir très lourdes (4’50 au km) puis carrément devenir comme du bois un km34 (5’10 au km). Je sais d’hors et déjà que je ne battrai pas mon record aujourd’hui. La question est maintenant plutôt de limiter la casse au maximum et voire de finir ce marathon ! Dans ces cas là, on aborde chaque km comme un but en soi, et finalement j’arrive à trouver un rythme autour de 5’10 où la souffrance des jambes devient acceptable. L’avantage à cette allure, c’est que les douleurs liées à la respiration ont disparu et maintenant je peux même causer ! Je me dis qu’il ne me reste plus que 50 mn à souffrir, c’est moins dur que de se dire encore 10 km !

 

Peu à peu, j’arrive au ravito du km 35 ou je ne prends pas de squeezy mais uniquement de l’overstim (glucose liquide) en gobelet car j’ai peur que le ravito perturbe l’équilibre fragile ou j’étais arrivé et en plus je pense que sous forme liquide ca va passer plus vite dans le corps et il ne me reste plus qu’une demi-heure de course. Je me dis de profiter du moment, on ne fait pas un marathon tous les jours, il fait beau, je ne vais pas super vite mais j’avance, et en plus le temps emmagasiné dans le 30 premiers km devraient de toute façon accoucher d’un temps final pas trop nul … Enjoy ! comme disent les américains. C’est ce que j’ai essayé de faire dans la dernière partie et c’est comme chanter le carnaval de Dunkerque au km40 au marathon du Louvres, ça aide à oublier un peu qu’on a mal. Ici, au km le plus dur (le 38eme) il y a une belle descente.

 

J’essais d’oublier mes douleurs et de foncer au maximum, ce qui me donne un 4’50 inespéré puis le 39eme avec une légère cote (la dernière) en 5’10 et enfin le 40eme avec de l’overstim (je leur ai demandé un pastis avec deux glaçons mais ils m’ont dit qu’il n’y en avait pas !). Je donne mon maximum en me disant de limiter la casse pour sauver le temps final. La fin n’est pas si difficile avec ces descentes, et j’arrive sur le stade finalement en 3h15’02 ce qui est mon 3eme temps (à 1’50 de mon meilleur temps sur ce marathon des Yvelines la fois passée mais à 5 mn de mon temps à Paris en 2006). Je prends ma breloque, rend ma puce et prends un thé sucré et mange un peu de banane.

 

Pour ce 10eme marathon, je m’accorde une petite attente pour avoir droit à mon premier massage après course. La demoiselle étant en première année de kine, elle est bien jolie mais autant dire qu’elle n’a que 2 mois de cours dans les mains et donc elle appuie pas bien fort sur mes muscles trop durs pour elle mais c’est tout de même bien agréable. J’essais de chasser la légère déception qui est en moi en analysant que 3h15 c’est un (très) bon temps.

 

Pour 2011, je pense varier un peu les plaisirs, alors l’idéal serait le trail de Paris (67 km dans les forêts Domaniales des Hauts de Seine avec arrivée au 1er étage de la tour Eiffel), le triathlon de Bray-Dunes et surtout beaucoup de golf !

 

Un bol de muesly au lait de soja et me voilà prêt pour la bière et les andouillettes grillées. A la votre !

 

 

 

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 17:12

Faits de course du triathlon CD de Paris (1500m natation, 40 km Vélo, 10 km course à pied)

 

Lever 4h55 ce dimanche 18 Juillet (après même pas 6 heures de sommeil, Paella de la veille tardive), il fait encore nuit et le thermomètre indique 14 degrée. Un peu de Gatosport (pas faim, trop mangé la veille !) et me voilà parti à 5h30, le jour pointant alors sur l’horizon).

5h50 : me voilà garé aux Invalides (confondu avec l’Ecole Militaire, un peu loin donc en fait … 20 mn de marche jusqu’au pont de Iena sur lequel est installé la zone de transition. Tout est calme, quelque bouteilles vides abandonnées de la veille, des cyclistes titubants sur le retour, des jeunes filles rentrant par le metro, les clochards se reveillent … : le monde de la nuit cède la place au monde de la journée.

6h00 : Un zodiac descend la Seine, on sent que qq chose se met en place.

6h10 : j’arrive vers la zone de transition pour l’arrivée de la nage Elite fille, partie à 6h00.

Un peu de retard dans l’organisation, la zone de transition n’ouvrira qu’à 6h30.

Je prepare mes affaires, ça va assez vite finalement, et j’ai la bonne nouvelle de voir que le concurent 583 n’est pas venu (je suis 582) ce qui me fait de la place …

6h45 je vais mettre mes affaires au vestiaire. Je garde une bouteille d’eau pour prendre du squezy sur place après la nage.

7h20 Départ vers le quai et procession (en babouches pour moi !) jusqu’au pont Alexandre III.

7h50 debut de la mise à l’eau.

8h00 je suis dans l’eau (23 degré) au délicieux goût de rivière … Vu splendide sur le pont Alexandre III et le pont des Invalides sous lequel le départ a lieu.

8h10 Depart volé (pas de rassemblement préalable !)

Je suis dans le dernier tiers, ca se passe bien, un peu déporté vers l’autre rive …

Je remonte peu à peu (à la brasse) des concurrents (qui essaient de nager le crawl), passe le pont de l’Alma et arrive 32 min plus tard sous le pont de Iena pour la remontée. Difficile d’atteindre les escaliers !

Douche rapide et je m’entame à essayer d’enlever les scratch de la combinaison en remontant les escaliers …

J’essaie d’aller vite dans la transition …

Depart à velo à fond (plus de 50 km/h).

Je remonte des concurrents.

Puis on tourne pour entrer dans le 16eme par les pavés … des groupes se forment …

Difficile de passer d’un groupe à l’autre …

Au 20 eme km je tente de sortir mais me fait reprendre et en paie le prix, je suis distancé, avant de revenir peu à peu …

Au km 30 je suis doublé par une jeune personne, en fait c’est une demoiselle, je lui propose de l’abriter et nous voilà partis …

On passe sous le tunnel de Iena (à plus de 60 km/h, elle devant), une dernière boucle et nous arrivons 1h08 plus tard à la tour Eiffel pour rejoindre la zone de transition.

Tout s’est bien passé.

Je me trompe de rangée, et dois passer sous la barre en métal pour rejoindre mon rang.

Un squeezy et me voilà parti pour la course à pied avec une grosse montée vers Chaillot …

Je ventile à mort car je suis proche du point de coté. J’ai du mal à trouver mon rythme et ne peux accélérer. Finalement les côtes me permettent de régler mon souffle et je fais le deuxième tour sans point de coté et en accélérant …

J’arrive extenué au milieu d’une rangée de pom/pom girls …

Mon chrono indique 2h28, super temps pour moi …

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 17:08

Prologue

Un après midi, après avoir cherché des informations sur Pierre Levisse, un voisin Clamartois

qui s’occupe du club de course sur route de Clamart et qui a fait les jeux olympiques en

course de fond, je suis tombé sur un plan de préparation mise au point par son ancien

coach qui opère maintenant au club de Vanves. Ce plan est fait pour ceux qui se sont

approchés des 3 heures au marathon et qui souhaitent tenter de passer cette barre.

Chaque fois que j’ai tenté d’améliorer mon record par un entrainement spécifique, je l’ai

amélioré. Cela faisait dire à Timothée à chacun de mes records que « de toute façon je

battais mon record à chaque fois » comme si c’était une formalité. Cette fois ci, et comme

mon dernier record date de 2006, il m’a dit qu’avec mon âge, il ne voyait pas comment je

pourrai battre un record d’il y a 5 ans (Je reviendrai sur ce point plus loin). Ce qui est

certain, c’est qu’à chaque fois, pour y parvenir j’ai en fait apporté qq chose de nouveau

dans la préparation. Arrivé à 3h10, je savais que pour faire mieux, il me faudrait passer par

des entrainements spécifiques sur piste d’athlétisme basée sur des fractionnés. Il y a 5 ans,

je n’étais pas prêt à le faire (et ne travaillait pas à 20 mn en courant d’une piste d’athlé

toute neuve !). Ce plan donnait des types d’entrainement variés et puis ça allait me

changer des parcours certes vallonnés mais parfois un peu répétitifs dans les bois …

Alors on peut se demander ce qui a changé dans mon corps depuis 5 ans vis-à-vis du

marathon ou j’ai établi mon dernier record. Pour en savoir un peu plus, je réalise en février

un test d’effort chez mon médecin du sport qui me donne son quitus mais tout en me disant

qu’un bon électrocardiogramme eu-t-il était fait sous l’effort ne constitue pas une

assurance tout risque ! Un autre fait qui m’a en fait donné l’idée que je pouvais toujours

tenter le record est le dernier marathon que j’ai fait sans préparation spécifique hormis

l’endurance, et ou je suis arrivé à 1’50 du meilleur temps que j’avais réalisé sur ce même

parcours. C’est pourquoi j’ai décidé de faire une dernière tentative cette année. Apres, si

ça marche (cad en passant de 3h10 à 3h0x) alors je change de digit et je ne pourrai de

toute façon pas aller beaucoup plus vite donc peu d’intérêt. Et si ça flanche, je ne vois pas

ce que je pourrai essayer de plus au niveau préparation donc dans les deux cas, ce

marathon siffle la fin des frais sur les tentatives de record. Après je pourrai toujours me

consacrer au seul plaisir de courir, y compris sur 42,195 km voire plus …

Ce qui est bien dans ce plan c’est que l’on voie sa progression tout au long de la

préparation en fonction des temps réalisés d’abord sur 10km puis du semi puis dans les

fractionnés (le fractionné est un type d’entrainement consistant à fractionner une distance

donnée en plusieurs morceaux espacés de temps de récupération active (cad en courant

doucement) de façon à pouvoir travailler à des vitesses d’entrainement supérieurs à celle

que l’on pourrait tenir si on faisait toute la distance d’un seul bloc, tout en faisant une

distance totale du même ordre). Etant donné que le dernier marathon que j’ai fait en

octobre sans fractionné ni course spécifique de préparation m’a permis d’atteindre 3h15

qui plus est sur un parcourt avec une bonne cote dès le début, je me dis qu’avec un plan

d’entrainement et un parcours bien plat, il y a de l’espoir. Donc premier objet : choisir le

lieu, qui donnera la date, ce qui déterminera les 8 semaines d’entrainement préalables.

Pour le marathon, sachant que ça doit être au printemps et pas trop loin, ce sera celui de

Melun-Sénart le 1er Mai car il est assez plat. Mon record actuel de 3h10 a été obtenu sur

Paris mais le parcours du marathon de Paris remonte après le km 32 ce qui complique

beaucoup les choses, + les tunnels et enfin le problème de devoir commencer

l’entrainement en janvier car il faut être prêt début avril. Ici, je commence une remise à

niveau de deux semaines à partir de mi-février puis le temps clément qui a suivi jusqu’au

mois de mai m’a permis de m’entrainer dans de très bonnes conditions.

L’inconvénient de ce plan d’entrainement est qu’il se base sur des méthodes

d’entrainement issues des années 70 ou l’on découvrait les fractionnés et où on les

pratiquait assez longs (jusque 5000 m) ce qui fait que l’on casse plus de fibre musculaire à

l’entrainement et cela augmente les risques de blessures comparés à des fractionnés

courts. Il m’a donc tout d’abord fallu actualiser un peu les distances. Le second point est

que ce plan est fait pour des athlètes déjà affutés. Or moi je démarre l’entrainement avec

7 kg de poids en trop.

Si l’on court plus vite que sa vitesse maximum anaérobique (VMA), toute personne secrète

de l’acide lactique. Cette acide lactique apparait au bout d’environ deux heures et réduit à

néant la performance des muscles. Donc si l’effort dure moins de deux heures (c’est le cas

d’un 10km ou d’un semi, on peut y aller gaiement). Au marathon, tout le problème est

d’aller suffisamment vite tout en se gardant de créer trop d’acide lactique dans la

troisième heure. Cette phase anaérobique apparait lorsque l’on est à cours de souffle en

courant. Donc si on court pépère, on ne verra jamais d’acide lactique et on peut courir

aussi longtemps que les muscles ont à manger (du glycogène) et que les fibres musculaires

n’ont pas été trop endommagées. Ces deux derniers points sont néanmoins des questions à

gérer sur marathon. Une bonne préparation et un poids approprié (poids de forme) va

permettre de porter sa VMA au niveau maximum permis par sa VO2max. Une diététique

appropriée les jours précédents la course permettra au moteur de tourner plus de 3 heures

sans panne d’essence. Quant au poids de forme, pour moi il tourne autour de 71 km et au

début de la préparation je pèse 78 Kg … Je réussirai à le réduire de 7 kg au cours de la

préparation mais se contenter de deux uniques bananes comme plat de résistance après un

entrainement d’1h30 avec fractionné, c’est pas la fête ! Donc au démarrage du programme

d’entrainement pour 3 heures, je n’ai ni la VMA qu’il faut pour descendre sous les 3h (je ne

l’ai d’ailleurs toujours pas) et j’ai un surpoids de 7 kg qui la réduit encore plus. De ce fait,

rapidement je suis épuisé et tombe malade victime d’un virus type rhino mais qui

m’empêche de m’entrainer pendant une semaine. Le corps a ses raisons que la raison

ignore …

A la reprise de l’entrainement, il faut faire un point. Ayant été malade, je n’ai pas pu faire

le 10km, qui avait pour but de donner des informations sur sa VMA. J’ai fait le semi à peine

rétabli la semaine suivante mais sans punch ce qui me donne un temps très moyen de 1h35

(pour 1h25 visé). On est à 6 semaines du marathon et j’ai déjà 3 semaines d’entrainement.

A ce point, je me pose des questions si je continue. En même temps, en 10 marathons, je

n’ai jamais lâché une préparation.

Il n’y a pas le feu mais il va falloir faire quelques adaptations à l’entrainement. En premier

lieu, réduire les distances des fractionnés de façon à ne pas être au bord de l’épuisement à

la sortie. Ensuite, réduire les vitesses lors de ces fractionnés pour viser plutôt à un temps

supérieur à 3h et non plus inférieur. De ce fait je réduis la vitesse visée au marathon de 14

km/h à 13,8 km ce qui matérialise l’abandon de l’objectif de 2h59, impossible à viser avec

la VO2max que j’ai. Finalement les temps faits sur les derniers fractionnés font plutôt viser

une vitesse de 4’20 au km (puis 4’25 finalement, ce qui correspond à 13,58 km/h soit 3h08)

pour éviter au maximum l’acide lactique qui m’a fait flancher à partir du km 32 au dernier

marathon. Par rapport au dernier marathon ou j’ai tourné en 4’11-4’15 lors du premier

semi, j’espère donc rejeter l’arrivé de l’acide lactique jusqu’au moins le km 40 en ne

dépassant jamais 4’25 au km. L’idée est donc de partir un petit peu moins vite mais surtout

de tenir cette vitesse jusqu’au bout. En y regardant de prés, c’est ce que j’avais fait à mon

dernier record à Paris en 2006 mais les souterrains et la remontée vers la place de l’étoile

m’avait fait tourner en 4’45 sur les 10 derniers km et perdre ainsi l’objectif de moins de

3h10 …

La dernière semaine de préparation est toujours quelque chose de plutôt spécial au

marathon. Il s’agit de finaliser à la fois l’entrainement et le régime diététique.

L’entrainement est différent des précédentes semaines : il ne s’agit plus de s’enfoncer

dans les bois pendant 2h à la recherche des écureuils et oiseaux gris sur patte ! Place aux

fractionnés (très) courts : qq 1000m et des 200m après un long échauffement avec la peur

de se blesser dans la dernière ligne droite de l’entrainement. Pour la diététique, le

marathonien a un objectif de poids de forme en tète depuis le début de la préparation et

forcement, il commence à psychoter dans les dernières semaines. Ainsi, sur les 7 kg que

j’avais à perdre, je n’en avais perdu 3 kg au bout des 6 semaines sur 10 qu’a duré la

préparation. Alors j’ai serré les boulots sur les quatre dernières semaines avec régime

entrainement le midi suivi de 2 bananes à titre de repas et soupe ou bien salade avec un

peu de pain le soir, le tout en essayant de prendre un peu de protides en même temps mais

la viande empêche de maigrir alors on termine la préparation en se faisant des oeufs au

bacon sans jaune d’oeuf certains matins … Du lundi au jeudi soir, je fini le régime en

supprimant les glucides et en me nourrissant seulement de légumes ou crudité et de viande

peu grasse (poulet ou bacon). J’arrive ainsi au 71.4 kg le jeudi matin pour 71,5 kg visé au

départ. A partir du jeudi soir, en revanche, on y va plein pot sur les glucides toujours en

association avec des crudités et un peu de viande peu grasse, et surtout boire beaucoup car

le stockage du glycogène obtenu se fait sous forme liquide dans les muscles.

Maintenant place à la course. L’heure de vérité pour savoir si cette préparation avait un

sens, si mon régime diététique a bien marché ou non et si mon corps est toujours d’accord

pour suivre !

Podologue

La veille de la course, je me réveille à 4h55, tourne dans mon lit un moment puis décide

vers 6h00 de me lever. Faut dire que j’ai tellement mangé le vendredi que la digestion ne

m’a pas permis de bien dormir (en tout, j’ai stocké à la balance pour 2 ,5 kg de glycogène

passant de 71,4 kg arraché après deux jours d’hypoglycémie sévère mais voulu pour faire

baisser le poids à 71,4 kg et en même temps favoriser l’absorption des glucides les jours

suivants. Durant la phase glucidique, si on est surpris de tant manger, je me dis que c’est

comme d’habitude où je stocke pour environ 2kg. Le tout étant de limiter les graisses

pendant cette opération afin d’éviter que le corps ne la stocke immédiatement vu qu’il est

gorgé de glucides. Apres la course, je fais à la balance 71 kg ce qui montre que j’ai tout

consommé voire plus.

Le samedi matin en me levant, je n’ai donc pas faim, je décide d’aller faire un tour de VTT

dans le bois pour voir si je peux surprendre au jour naissant un ou deux mammifères (en

fait, rien, il fait trop sec). 6h30 je déjeune et à 8h je suis au marché ou les marchands

finissent d’installer. 10h00 je suis rentré, fait cuire le crabe et à 10H30 je suis reparti pour

acheter de la nourriture pour le marathon. La journée démarre plein pot, il va falloir

calmer pour économiser ses jambes … mais du fait de ne plus courir et d’être gonflé à bloc

par tous les glucides ingérés + la pression de la course, on est chaud comme les braises !

J’arrive à faire une sieste salutaire de 2h l’après midi. Puis il me faut cuire mon gatosport

et finir les courses pour mon repas de récupération d’après course : un couscous, qui me

manque singulièrement depuis 2 mois que je fais régime. Je termine la préparation du

couscous puis enchaine sur le découpage du crabe pour le repas du soir. Je termine mes

préparatifs pour le lendemain et mets mes elasto autour des orteils avant de me coucher

vers 23h15. Demain compte tenu des 50 km d’autoroute, de la navette, du dossard à aller

chercher, des 20 mn d’échauffement, je programme le lever à 5h45. Dans la folle activité

de la veille au soir, j’en ai oublié de prendre ma tisane je-dors-bien (en fait tisane nuits

calme de La Tisanière) et donc suis bien trop excité pour trouver le sommeil. A minuit, las

de tourner dans mon lit, je me lève me faire une infusion (double dose). Minuit quinze, je

trouve enfin le sommeil.

Jour de la course

Dès 5h30 je suis réveillé, tourne un peu dans mon lit et me lève avant que le réveil ne

sonne. Je suis bien, n’ai mal nulle part. Dans le ciel, sur le levant, un très fin croissant de

lune (le premier de la lunaison) se couche. Il fait beau et mais pas très frais (déjà 12 deg à

6h00). Comme on est à 3h00 du départ (9h) cela veut dire que je peux manger : un bon bol

de muesli au lait de soja bio fera l’affaire ! Je quitte la maison à 6h30.

La route se passe bien, j’arrive même un peu en avance. Je fini de m’habiller et pars

prendre la navette qui m’amène au départ ou je prends mon dossard. Le marathon de

Sénart est le grand rendez-vous de la course de fond dans l’ile de France sud. C’est un

marathon ou l’on vient pour se retrouver entre soi, ou il n’y pas moultes touristes qui

viennent juste pour pouvoir dire dans les diners qu’ils ont fait qui le marathon de Paris, qui

celui de Boston ou encore qui celui de New-York.

A 8h00, je mange un morceau de gatosport, qui a la particularité de se digérer en 1h (il ne

sert qu’à ça d’ailleurs !). Je m‘échauffe un quart d’heure, fait quelques accélérations,

tout va bien. Je prends un café sucré et me dirige vers la zone de départ, il est 8h45.

Pour ce marathon, l’idée est de partir en 4’25 au km jusqu’au km20 ou il y a un trou puis

d’essayer (hormis les cotes) de rester en 4’25 au moins jusqu’au km 33 et après je

m’autorise une dérive sur les 4’35 sur la dernière partie de la course. Cela fait un objectif

de 3h08’30 ce qui laisse 1’30 de marge en cas de fuite de temps.

La course démarre assez doucement vu le nombre de personnes (1700) et la faible largeur

relative de la route. On passe au km1 en 4’45 mais je préfère cela à trop vite. C’est

d’ailleurs ce qui se passe au km 2 ou l’espace devant se libère d’où un temps pour le km2

de 4’10 (aie l’acide lactique me dis-je!) J’ai de bonnes sensations, la digestion des aliments

solides d’avant course et du muesli s’est parfaitement passé. Au km3, je suis en 4’20 puis

4’30 au km4 avant d’arriver en 4’25 en km5, temps ou je resterai constamment jusqu’au

km20. Je passe au km10 en 44’10, exactement le temps que je me suis fixé. Le parcours est

fait d’assez longues lignes droites découvertes donc au soleil et plein vent (certes faible)

d’où le besoin de s’abriter derrière des concurrents. Il y a pas mal de faux plats qui ne sont

pas pris en compte dans le calcul du dénivelle total qui annonce 80 m de denivellé cumulé

positive : un grossier mensonge ! Celui-ci doit être établi sur la base des altitudes de points

kilométriques, mais même si ça s’équilibre un peu, j’ai eu l’impression dans ce marathon

de monter constamment … Le marathon de Paris annonce 200 m de dénivelé positif mais

parait finalement plus plat (on suit la Seine pendant 20 km). Plus 3 ou 4 ponts bien sentis,

tout cela sur le vent, on se dit que toutes choses une fois prises en compte, faire un record

ici semble plus qu’ambitieux.

Concernant les sensations, je m’aperçois que courir en 4’25 au km n’est pas une vitesse

simple à gérer pour moi. En 4’20 au km, c’est très clair, j’expire 2 fois pour une inspiration

et ces inspirations sont assez rapprochées. En 4’25, c’est plus cool mais si j’expire 2 fois,

j’arrive au point de coté car je n’expire pas assez. Mais, si j’expire en 3 fois, cela prend un

peu de temps et donc je manque d’air. Finalement, pendant quelques temps, j’alternerai

les deux types d’expirations un coup sur deux. Mais clairement, ma vitesse ou je me sens

bien c’est celle ou j’ai le temps d’expirer 3 fois sans être essoufflé. Cette vitesse

correspond plutôt à du 4’30 soit 3h30 au marathon. Or je vise mieux. Donc disons le

clairement : faire un temps au marathon consiste à aller le plus vite possible dans les deux

semi qui le composent. Pour le premier semi, il n’y a en général pas de problème mais si on

s’est mis dans le rouge (au marathon, on ne s’en rend pas forcement compte puisqu’on ne

se mets pas à bout de souffle). Et si on s’est mis dans le rouge donc, on est pris par la

patrouille entre le km30 et 35 (effet de l’acide lactique, on appelle cela le mur des 30km).

Toute la stratégie consiste donc à bien se connaitre pour déterminer à quelle vitesse

maximum on peut se permettre de courir dans le premier semi sans mettre en danger le

second semi. C’est pourquoi, quand bien même tous mes temps de passage au km10 et

km20 sont conformes au plan, je sais que le moment de vérité n’est pas au km20 mais bien

plus tard. La différence entre un bon temps et un record personnel ne tiendra pas dans les

temps intermédiaires au km20 et km30 mais dans le temps mis dans les derniers 12,2 km.

C’est là où tout se joue et c’est ce qui fait le sel du marathon et on n’a pas ça sur les

autres types de course car l’acide lactique n’entre pas en ligne de compte vu qu’on est

déjà arrivé quand elle se manifeste !. Parfois, j’essais de suivre des gens qui me doublent

mais je m’aperçois à chaque fois qu’ils tournent trop vite (4’15) par rapport à ce que je

veux faire. Aussi je me retrouve isolé assez souvent ce qui au niveau du léger vent est assez

moyen.

Après le km20, je sais qu’on descend dans un trou puis on remonte. Cela dure 2 km mais

dans la navette qui nous a amené au départ, une personne m’a dit qu’en fait cela monte

jusqu’au km27 et je vais le vérifier. Je passe le semi en 1’33’40 ce qui représente 4’26 au

km ce qui, compte tenu des 4 ravitos déjà passés, me convient très bien.

Le problème c’est qu’ensuite, on a un faux plat montant plein vent et qui dure 5 km

jusqu’au km27. Je souffre, mon temps passe à 4’40 ; J’essais de m’abriter derrière

quelques concurrents que je passe ou qui me doublent. Au km 24, surprise ! un ravito se

présente. Il aurait du être au km 25 ! Etant dans le dur et sachant qu’il y avait qq ravitos

supplémentaires entre ceux espacés tous les 5 km, je me dis que ce n’ai peut être pas celui

du km25. De toute façon je ne suis pas prêt, je n’ai pas eu le temps de prendre mon

squeezy. En plus du fait que sur les marathons, désormais on ne trouve plus de petites

bouteilles car les concurrents les emmenaient puis les jetaient trop loin, on se retrouve

avec des gobelets. Comble de malchance, aucune nana pour vous tendre un verre, elles

sont assises derrière le comptoir. Première tentative : à la vitesse ou je vais le gobelet

explose ! Deuxième tentative, j’attrape bien un gobelet mais le choc fait qu’il est au deux

tiers vide. J’avale vite fait avec ce que j’ai réussi à prendre de squeezy. Je passe le km25

sans avoir bu assez mais comme j’ai bien bu avant, ça va quand même. Le faux plat est

long et venté, c’est dur. Finalement je termine ce long faux plat avec un concurrent avec

qui je passe le pacte de se relayer pour moins subir le vent. On se croirait à vélo … c’est la

première fois ou je suis embêté par le vent sur un marathon même s’il est léger. C’est

également un point négatif du marathon de Sénart que de nombreuses personnes relèvent

sur internet et ailleurs. Le gars avec qui je fais équipe me dit que néanmoins s’il se sent

bien, il partira devant. Je lui réponds qu’il n’y a pas de problème vu que l’on n’est pas

encore pacsé ! Je prends deux relais mais je dois me rendre à l’évidence, je n’arrive pas à

maintenir le train. Ce faux plat de 5 km m’a bien cassé et je dois me résoudre à laisser

partir l’autre personne vers le km27. J’essais de revenir en 4’25 mais c’est difficile, puis

mon temps augmente peu à peu jusqu’à 4’40. A ce moment, je ne vois pas comment je

pourrai maintenir le temps dans la dernière partie.

Peu à peu je fais mon deuil de ma tentative de record et me dis que les 12 derniers km

vont être terribles, donc la première chose à faire c’est de s’arrêter au km30 pour prendre

un ravito correct : squeezy + boisson de récupération + eau. Pendant que j’essai de me

refaire la cerise, je laisse le meneur d’allure des 3h15 me passer dans le dos, je veux

m’épargner la souffrance de se voir doubler par les meneurs d’allure. Ces meneurs d’allure

joueront d’ailleurs un rôle très important dans ce marathon car une dizaine de coureurs

courent groupées derrière lui et se tient ainsi protégé du vent. Petit problème, je n’ai pas

trouvé de meneur d’allure pour 3h08 …

A partir du km30 j’essais de trouver une vitesse qui me convienne, et je ne cherche plus à

viser un temps au km. Je cherche à me ménager pour limiter la casse. Je coure ainsi en 5’

puis 5’10 au km jusqu’au km35 ou je m’arrête à nouveau assez longuement pour bien me

ravitailler. Etant à une allure modérée, j’arrive à parler et je m’amuse à interpeler les

gens sur le bord de la route en leur proposant en blaguant de venir avec moi pour les

derniers km. A partir du km 35, je suis avec des gens qui comme moi sont parti sur des

bases exigeantes et qui ont coincées en route. En discutant, je tombe sur une personne qui

il n’y a pas longtemps encore tournait en 2h42, un autre qui tournait en 2h56 et toutes me

disent que ça ne marche plus comme dans le bon vieux temps. Arrivés après le km30, elles

coincent alors qu’avant ca n’avait pas lieu ; C’est exactement mon cas. Mes temps de

passage ne sont pas plus rapides qu’à Paris en 2006 (3h10), je me suis mieux préparé : + de

fractionnés, + de durée d’entrainement accumulé au cours de la préparation et poids

similaire. Et pourtant cela ne fonctionne pas. Je ne pense pas que la dureté de la course ou

d’autres paramètres expliquent à eux seul ce changement. En fait ce qui m’arrive sur ce

marathon est assez semblable à ce qui m’est arrivé sur celui des Yvelines l’automne

dernier. Et le diagnostic est à chaque fois le même : acide lactique. Au km37, après avoir

dépassé un concurrent qui n’arrivait plus à lever les pieds pour courir et qui donc marchait

vite (le même qui faisait 2h42 il n’y a pas si longtemps), je décide de l’accompagner et on

décorne ainsi un bout de chemin. Cela fait passer ce km37 mais au km38 le gars s’arrête, il

n’en peu plus. Je continue, on arrive dans les faubourgs de la ville d’arrivée, il y a une

longue avenue pavée qui n’en finit pas, ça fait mal ! J’interpelle les concurrents, je

m’exclame, c’est la tranchée d’Arenberg ! Pour éviter les pavés, je passe sur le coté ou se

trouvent 3 personnes de la protection civile qui semblent désoeuvrées faute de concurrent à

s’occuper. Je me dirige vers eux, ils se demandent ce que je veux. Et là, j’inverse les rôles

et leur demande si ça va, de bien penser à s’hydrater surtout parce que c’est très

important. D’abord surpris, ils le prennent plutôt bien et c’est en rigolant avec eux que je

repars en m’excusant, c’est que j’ai un marathon à finir ! Meme si ça fait mal, il y a des

cotés bien agréables dans ces fins de marathon ou il n’y a plus de pression, les gens sont

détendus et ceux qui le peuvent sont prêts à rigoler.

Peu après le km 39, je suis rattrapé par le meneur d’allure pour le 3h30. Après avoir passé

des km en 6’15, 6’30, même un en 7’10 mais c’est vrai que j’ai fait des arrêts causette, je

me suis un peu remis de mes émotions. Je me dis que le meilleure moyen de finir le

marathon sans galérer trop, c’est finalement de le suivre, aussi pour en finir au plus vite,

l’objectif de 3h30 n’étant pas la motivation. Finalement il tourne en 5’ au km et je

m’aperçois que j’arrive à suivre. Dans ce groupe, il y a des personnes qui ont eu moins de

chance que moi car leur Vo2max est plus faible. Je m’aperçois que certains sont à fond

mais font tout pour ne pas lâcher et peut être amélioré leur record personnel en 3h30.

Parmi eux, un gars du club d’Hazebrouck, venu à 4 ou 5. Respect. Il faut voir d’ailleurs

comment les gars embrassent presque le meneur d’allure à l’arrivée pour les avoir amené

jusque là. En principe, après le km 40 ça descend mais ça n’est pas tout à fait ça. Une belle

descente au km 40,5 puis un raidillon assez dur mais court puis c’est plat à nouveau. Je

lache peu à peu le groupe mais arrive peu à peu à revenir sur lui dans la deuxième descente

au km 41,5. Je ne les lâcherai plus jusqu’au km 42,195 et termine en 3h29’47.

Epilogue

En conclusion, je ne ressens pas ce marathon vraiment comme un échec car je n’y suis pour

rien, ma préparation n’est pas en cause et j’ai appris. En plus il y a eu de nombreux

moments de plaisir pendant la préparation. Notre corps s’affine, notre vitesse augmente

sans effort, et j’ai passé de jolis moments sous le soleil d’avril et dans les bois.

Si on y regarde bien, lors des deux derniers marathons que j’ai faits, j’ai été rattrapé par

l’acide lactique. Cela signifie en d’autres termes que ma V02Max s’est dégradée. Grosso

modo, en 2006, je pouvais courir en 4’20/4’25 sans avoir les jambes cassées après le km30.

Aujourd’hui, je ne peux plus le faire. Cela veut dire que mon seuil anaérobie a du glisser

vers des temps de 4’30 au mieux. J’ai donc, comme ces personnes rencontrées, passé mon

optimum pour le marathon. J’ai un collègue d’entrainement qui courait il y a encore un an

ou deux en 2h58 mais qui bloque régulièrement au km 30 depuis 2 ou 3 marathons. Il n’a

pas encore compris que son corps a changé. Tout comme le mien qui est déformé trop

vieux pour faire des records sur marathon. J’ai donc compris beaucoup aujourd’hui. Il est

des évidences dont il faut du temps pour s’y faire, je l’ai constaté à de nombreuses reprises

avec toutes ces personnes qui sont parties sur des chronos qui ne correspondent plus à leur

Vo2max actuelle. Je les ai retrouvés s’arrêtant à chaque km après le km 35. Alors pour

conclure, eh bien, Timothée, tu as bien deviné. L’expérience accumulée dans la course et

dans la préparation ne m’a pas permis de compenser la baisse de VO2max que j’ai subie

depuis 5 ans.

Mais bien sur, il me reste les marathons ludiques. Ceux qu’on prépare sans pression et sans

se faire mal. Ou l’on se fiche d’être au poids de forme ou non et ou on peut se permettre

de s’arrêter en court de route pour discuter. Il faut toujours voir le coté positif des choses :

je n’avais jamais voulu faire le marathon du Médoc où l’on trinque à chaque km car je

trouvais ça idiot de foutre en l’air comme ça une préparation. Maintenant je n’ai plus de

raison de ne pas m’y inscrire et de le faire, de surcroit déguisé, sur des bases de 4h pour

apprécier encore plus longtemps !

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Published by Dominique Bayart - dans Marathon
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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 16:49

Pour un premier trail longue distance (48 km au GPS, 2 km de plus par rapport aux 46 km annoncés à cause d’une ferme à contourner), j’ai été bien servi ! Il est tombé ce w-e plus de 40 mm de flotte en Normandie et nous avons passé ce trail à patauger dedans. Trail veut dire nature et quand c’est mouillé, cela veut dire de la boue et pas d’appuie, on s’accroche à ce qu’on peut ! Une fois j’ai fini dans un buisson d’orties, les jambes me grattent encore … La petite rivière à traverser au bout d’une heure de course s’est transformé en un torrent ou l’eau vous monte jusqu’aux genoux et les flaques d’eau sont devenus de petits lacs de 30 cm de profondeur. Les rares bandes bitumées rencontrées permettant juste de se nettoyer un peu la semelle.

 

Tout a démarré dimanche matin à 6h15 depuis mon hôtel à Bolbec situé à ½ heure de route du point de ralliement. Etant donné que j’avais déjà eu pas mal de flotte la veille sur l’autoroute, je suis surpris de constater en me levant que la route est toujours mouillée. Au petit dej, sandwich au poulet, œuf dur et muesli. 6h40 je suis parti et à 7h10 je suis sur place à Etretat route du Havre ce qui me permet de prendre la première navette à 7h20. A 8h nous sommes au gymnase au point de départ situé dans la périphérie du Havre. Ce qui est agréable dans l’esprit trail, c’est que l’organisation peut vous proposer café/croissant avant le départ pour faire passer le temps jusqu’au départ 9h. On n’est pas dans les courses sur route ou l’on ne verra jamais ça car il faut partir presque à jeun !

2011 09180030

La première partie du trail se fait assez proprement, il ne pleut plus, on a même droit à un rayon de soleil. Le parcours est aux petits oignons, de belles prairies, on traverse une ferme ici ou là avec l’accord du proprio, on contourne des étangs, très bien ! Pour le timing, j’essaie de courir entre 10 et 11 km/h (pratique le GPS !)quand les appuies me le permettent et de marcher dans les cotes raides. Il est important de ne pas courir plus vite si on ne veut pas avoir des problèmes de digestion. Coté diététique justement, j’ai prevu de manger une tartine de pain de mie aux céréales toutes les heures, un œuf dur à 1h30 et à 3h, deux dattes toutes les demi heures, plus du pain d’épice et des abricots secs glanés sur les deux seuls ravito proposés. Coté boisson, j’ai investi dans un tuyau compatible tout type de bouteille. Pas de poche d’eau au sale gout de plastic comme dans les camelback ! J’ai mes deux bouteilles d’un litre prêtes dans mon sac à dos contenant du jus d’orange coupé à 50% d’eau, mélangé à une cuillère à café de sel.

2011 09180031

A partir de 3h de course, la pluie est revenue. Mon coupe vent vélo attenue son effet mais on est de toute façon mouillé au bout d’un moment. La pluie va augmenter de plus en plus jusqu’à la fin et en plus lorsqu’on longe les falaises dans les derniers km, on a droit en plus à un vent à décorner les bœufs ! Mais quel paysage !

2011 09180032

Je passe au marathon en 4h38 et termine en 5h23 en assez bonne forme puisque je n’ai pas grand mal à descendre le grand escalier entre le haut de la falaise et la plage d’Etretat (123eme sur 283 partants). J’ai arrêté de m’alimenter au bout 4h de course mais malgré cela, je pense que je pouvais continuer encore sans problème.

En trail, on ne fait pas d’effort violent, on est plus proche d’une rando majoritairement courue avec une fatigue générale certaine mais pas totale.

2011_09180033.jpg

Le but de ce trail pour moi c’etait de tester l’alimentation ainsi que le terrain tous chemins. De ce point du vue, avec la pluie, l’objectif a été plus qu’atteint. D’une part, j’ai parfaitement assimilé tout ce que j’ai mangé et bu. Le second c’est que la distance ne m’a pas posé de problème. En trail on ne compte pas en km mais en heures mais en regardant quand même mon GPS, j’ai pu voir qu’au semi j’ai commencé à avoir les jambes un peu moins faciles, mais ensuite peu à peu, je me suis senti de mieux en mieux et sur les 10 derniers km j’ai même monté certaines cotes en courant. Donc me voilà plutôt rassuré. Il semble que s’il faut un certain temps au corps pour vraiment se mettre en route, au bout d’un certain temps, on atteint un état d’équilibre entre ce qu’on mange et ce qu’on dépense en courant et on déroule … reste à généraliser cette théorie sur 70 km avec 6 fois plus de dénivelée mais ça c’est une autre histoire !

 

Rendez vous à la Grande Course des Templiers le mois prochain !

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Published by Dominique Bayart - dans Trail
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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 17:20

Nous y voilà. Il est 6h15 du matin et nous sommes 2500 sur la ligne de départ. Il ne fait pas froid mais pas chaud non plus pour la région à cette période de l’année. Pas une étoile ce matin en sortant à 4h30 de la maison. Mais surtout, il n’y a pas de pluie à l’horizon. 9 degré la haut, 12, ici, en bas. J’ai ingurgité en guise de petit déjeuné un œuf dur et 2 tranches de jambons. Durant le trajet en voiture, je mange un gatosport (décongelé du marathon de Sénart de mai dernier).

 

Les participants ont tous mis leur panoplie de trailer basé sur du multi-couche en goretex et un petit sac à dos de 10 litres. L’idée est d’avoir tout sur soi ou presque pour avoir un sac le plus petit possible. Autant cela est logique pour des personnes capables de courir vite car le poids du sac peut alors vraiment devenir gênant, autant pour un trailer moyen, je ne suis pas convaincu. Pour ma part, j’ai pris mon sac de rando de 20 litres qui peut contenir deux bouteilles d’un litre, un pull et un coupe-vent. Ca me permet de partir en short et en maillot respirant quitte à se couvrir après. Vu qu’il y a une grande montée peu après le départ, inutile d’en avoir trop sur le dos. Le sac est bien arrimé et lors du trail du 18 Sept en Normandie, j’avais pu vérifier qu’il ne gênait pas à la course à pied. Mais les marchants de tenues de trail ont intérêt à convaincre leur monde qu’il ne faut pas de sac de plus de 10 litres, comme cela on est obligé d’avoir tous ses vêtements sur soi et alors il faut des habits techniques et chers qui respirent bien. Coté couleur, le noir est de mise, on sent que ça n’est pas la fantaisie qui animent toutes ces personnes, cela fait plutôt penser à une armée d’envahisseurs dans un film de science fiction. L’ambiance est assez lourde, on part au combat. L’explication tient dans le fait que l’entrainement a beau avoir été à la mesure de ce genre de trail (plus de 70 km et 3000 m de dénivelé positif), il y a toujours un doute. Sans compter sur les douleurs possibles aux genoux avec toutes ces descentes et aussi les chutes. Alors peu osent blaguer car ici la question n’est pas le temps qu’on va mettre mais plutôt si on arrivera au bout ou non.

 

On se prépare à s’élancer. Un voisin dit à son pote en s’embrassant les poignets et en se projetant mentalement : ici on prépare la diagonale du fou, pense à ça ! Autrement dit, si on passe l’obstacle des Templiers avec un peu de marge, l’étape d’après c’est la Réunion avec 93 km de trail sur 4900 m de D+ et surtout la chaleur et parfois la boue. Ensuite, si on termine tout ça, on a assez de points pour prétendre s’inscrire à l’UTMB, l’ultra-trail de 170 km autour du massif du Mont Blanc avec 9700 D+, but ultime pour la majorité des trailers présents ici. Pas beaucoup de concurrentes (environ 10%) mais d’un niveau relevé, c’est le gratin qui est là. En revanche, coté tribune, c’est très féminin. Massée le long du départ, une foule composée principalement des familles des coureurs s’est levée elle aussi très tôt pour être présente à ce départ donnée dans la dernière partie de la nuit. Difficilement pensable, déjà que même pour des coureurs forcement motivés, ça n’était déjà pas réjouissant  de se lever si tôt alors imaginez pour tous ces gens !

 

Les fumigènes sont allumés, le son aussi, musique poignante avec l’air très connu d’Ameno d’Era … La cohorte de coureurs se met en route, sous les acclamations et dans une ambiance où l’émotion est à son comble. Les Templiers, c’est un monument. C’est ici qu’est né le trail long distance en France il y a 17 ans et pour un trailer faire les Templiers c’est un passage initiatique obligé qui sert de sésame à un tas d’autres trails en tout genre. Mais auparavant, il faut être venu ici recevoir le sacrement des Templiers. C’est ce que j’avais senti en discutant sur le marathon du Louvres avec des trailers, les Templiers, c’est quelque chose de spécial, et l’ambiance le confirme.

 

Les premiers km sont sur une petite route sans dénivelée afin de rallier le chemin qui monte à la première difficulté de la journée. Je n’allume pas ma frontale profitant de la lumière des autres. Mais de ce fait, je n’ai pas assez de lumière pour voir ma montre ou mon GPS donc je n’ai pas trop d’idée sur la vitesse et je me contente de suivre la troupe. L’autre intérêt du GPS est qu’il donne les km et ça permet de se repérer entre les ravito. J’ai aussi au poignet ma montre donnant l’altitude de manière analogique (cad munie d’un capteur atmosphérique) beaucoup plus précis que le GPS quand le terrain est très accidenté. Calibrée à Millau, cette donnée me permettra de savoir où on en est dans les ascensions à couvrir. Rapidement nous quittons le bitume pour s’élever sur une pente herbeuse. Les coureurs sont dans leur match, ça ne rigole pas beaucoup.

 

Le parcours des Templiers, c’est assez simple, vous prenez toutes les curiosités géologiques et les plus beaux villages à voir dans le coin et vous avez le tracé. Côté profil, cela consiste à monter et à redescendre quatre fois de suite les causses et ses 500m de D+. La première  zone de plateau située au sommet est la plus plate et la plus longue des quatre à traverser (une vingtaine de km). Les suivantes sont de moins en moins longues et de plus en plus accidentées sur leur partie supérieure et l’on termine même par de la crapahute avec les mains sur la dernière ! Le tracé est donc de plus en plus cassant avec de moins en moins de temps de récupération entre deux côtes successives.

 

Une autre spécificité des Templiers, surtout le tracé des dernières années, est qu’il y a 25 % de monotrace. Cela n’est pas sans impact sur la stratégie de course. Comme on ne peut pas doubler souvent, il faut se trouver avec des gens qui courent à une allure qui correspond à son rythme. Dans les brochures, ils appellent « accrocher le bon wagon ». Donc je vais passer une bonne partie de la journée à chercher ce fameux bon wagon. Cela veut dire, ne pas se laisser endormir par des gens qui avancent de moins en moins vite, savoir suivre des gens qui passent devant, tout en restant à moins de 10 km/h bien entendu !

 

Pour le moment, on est à l’arrêt car pour ce qui est de la première côte, comme dans beaucoup de trails, vu que l’on passe d’une piste large à une monotrace assez technique et raide, ça bouchonne dur ! On reste bloqué là un bon quart d’heure le temps que ça s’écoule. Il y aura encore d’autres bouchons chaque fois que la montée se fera plus technique. J’estime à 1h le temps perdu coincé dans les bouchons, sans compter le fait d’être ralenti dans les premières montées parce qu’on avance au compte-goutte.

 

Au bout de 1h20 de course, nous arrivons en haut, à peine 8 km de couvert, on a l’impression que la course commence enfin. J’avais lu qu’il fallait mettre à profit ce long plateau sur une large piste forestière afin de bien se positionner à l’entame de la seconde ascension au km 28. La montée ne m’a pas fatigué, en tous cas je n’en ai pas l’impression. J’ai sorti mon GPS et allumé ma frontale, je n’atteins que très rarement les 10 km/h donc pas d’inquiétude de se mettre dans le rouge, je rangerai d’ailleurs mon GPS à la descente pour avoir les mains libres. Je double un certain nombre de personnes mais raisonnablement et tranquillement car pour le moment, je ne suis pas rassuré par mes premières sensations au km 21 (semi-marathon). J’ai les jambes un peu lourdes et la première ascension, même faite à vitesse lente a entamé les réserves et m’a fatigué même si l’on ne s’en rend pas compte. Certains ont d’ailleurs du mal à encaisser la montée et marchent déjà ! En fait dans ce trail, j’ai compris rapidement qu’il y avait deux sortes de coureurs. Ceux qui sont à leur max et luttent contre les barrières horaires à chaque ravito et ceux qui arrivent encore à courir. A l’image de la publicité pour les piles Duracell, certains durent plus longtemps et la question est donc de savoir jusqu’où arrivera-t-on à courir. Le jour est maintenant là depuis le 15eme km environ et pourtant certains continuent à courir avec leur frontale sur la tête !

 

La descente se passe avec de bonnes sensations sur un chemin assez large après lequel nous retrouvons le moelleux du bitume (et oui, après tous ces cailloux et pierres rencontrées sur le chemin, c’est la sensation que ça a fait sous le pied !). Nous arrivons au village de Peyreleau (km 26) au bout de 3h20 de course pour prendre le premier ravito organisé dans une grande bâtisse. A ce moment, je suis 1800 sur 2500. L’ambiance est silencieuse, on s’assit un peu pour souffler. Parfois nous avons vu des personnes sur brancard, à cause d’une entorse ou autre. Cela ajoute au coté dramatique de la course. Tout le monde est concentré et se pose les mêmes questions sur son état de forme et sur la suite. Je constate que nous avons une heure d’avance sur la barrière horaire. Je bois un peu d’eau et prend un peu de pain d’épice. Le danger sur les Templiers, c’est de passer trop de temps dans les ravito, au chaud, à trop manger. Je repars rapidement pour ne pas reperdre en positionnement ce que j’ai gagné sur le plateau (« accrocher le bon wagon !»). Coté alimentation, de toute façon, je suis pratiquement autonome. J’ai 400g de figues sèches, 4 tranches de pain de mie complet, et de quoi manger un œuf dur toutes les heures et demi jusque 7h30 de course. Coté liquide, j’ai dilué un litre de jus d’orange à 50% avec de l’eau et de la fleur de sel, riche en sels minéraux, pour éviter les crampes. Au deuxième ravito, je ferai les niveaux dans mes deux bouteilles, diluant ainsi à nouveau à 50 % le contenu.

 

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                                                      A la fin de la cote de Peyreleau

 

La côte de Peyreleau se fait sans embouteillage et j’en profite pour prendre le panorama en photo. Arrivée en haut, le paysage se fait magnifique avec des sculptures géologiques et des chaos de pierres façonnés par le temps. Nous passons sur la grotte du Champignon Préhistorique (la pierre ressemble à un champignon géant) puis suivons un chemin de crête. Deux aigles nous survolent. Nous sommes au cœur des Templiers, dans le massif des Grandes Causses avec les vues incroyables que l’on trouve dans les revues de trail. Finalement cette deuxième montée est bien assimilée et je commence à ne me sentir bien qu’au bout de 4h de course, les endorphines ayant mis plus de temps à arriver que sur marathon du fait d’une allure moins rapide. Le terrain est plus accidenté et le vent s’est levé ce qui augmente les déperditions d’énergie. Le ravito de St André de Vézines (km 36,5) se passe dans un hangar pas bien abrité du vent, je fais les niveaux, bois deux verres d’eau et repars sans attendre. Cela fait 5h10 que l'on est parti et je suis 1460eme. Pendant ce temps, j’apprends que la France est mené 5-0, et je me dis que les blacks ont du entamer le match tambour battant comme contre l’Australie. Encore quelques reliefs et nous entamons la descente pour rejoindre et traverser la Dourbie. Dans la descente, un suiveur compte un à un les personnes qui passent (chapeau !). Lorsque je passe, il annonce 1350eme, ce qui me surprend. Je me dis que je suis en train de faire un truc et ça me donne la pêche (à condition que le dernier tiers de la course soit à l’image des deux premiers). 2011 10240013


 

                                             Entre Peyreleau et St André de Vézines

 

En bas, nous traversons le village pour enchainer directement sur la montée vers Pierrefiche (km 51) où je passe en 7h49 en 1224eme position, soit plus de 200 places de gagnées depuis St André. La course passe de descentes plus ou moins raides mixant marche et course à pied à des montées raides. Entre deux je cours. Le passage d’une allure à l’autre me permet de récupérer de chaque activité car ce ne sont pas les mêmes muscles qui travaillent. Dans les montées, je retrouve mon souffle et quand je recours, cela me délasse les muscles qui ont travaillés en puissance dans la montée. C’est juste la transition qui est dure, après une montée raide, les jambes font mal pour se remettre à courir. Avoir enchainé coup sur coup 500m de D- puis 500m de D+ en a abattu un certain nombre qui deviendront donc des marcheurs à partir de ce moment là. Pour moi, même si j’arrive à courir, je commence à avoir bien mal quand même, je chante du Bourvil pour me donner de l’entrain, c’est une façon de s’extérioriser ! A ce niveau de la course, quand vous êtes derrière quelqu’un sur une monotrace, celui-ci vous propose de passer tandis que sur la première partie, il fallait un peu jouer des coudes pour passer. Désormais, chacun situe un peu mieux ses limites. La France est revenue à 8 à 7 ! On se dit à plusieurs que si la France gagne, on arrive à poil sur l’arrivée à Millau. Les vierges ne seront pas effarouchées cette fois, le destin en a hélas décidé autrement … Le plateau est très accidenté et au bout de 5km, nous entamons déjà la descente, assez roulante mais en grande partie monotrace, vers la rivière.

 

Dans cette descente, après avoir doublé tous ceux qui n’arrivaient plus à courir et ceux qui ralentissaient, je trouve enfin le « fameux bon wagon ». Un groupe qui court bien, que je suie un moment puis les perd. Un moment, je me retrouve même chef de wagon à la tête d’un petit groupe, puis à nouveau seul. En bas, nous traversons la Dourbie sur un pont flottant aménagé sur des kayacs. Beaucoup de gens sont là pour nous encourager. Je fais la traversée de la rivière, seul, sous les acclamations, c’est grisant. Nous traversons le village et je profite de la pente légère à la sortie pour manger mon dernier œuf dur, le 5 eme de la journée. Cela fait maintenant un peu plus de 9h que l’on est parti. C’était grosso modo le temps que j’avais en tête, voire 10 heures pour faire la totalité de ce trail. Mais les montées ou l’on n’avance pas à cause de la pente et parfois des bouchons ont eu raison de ce temps complètement irréaliste. Je ne réfléchi même pas vers quel temps on va : seul finir compte. D’ailleurs on est en dehors du temps, que je n’ai pas vu passer. Les variations de course : course à pied sur le plat, montée en marchant, descente mixte, et le besoin de s’alimenter en permanence font que l’on est tout le temps en train de penser à quelque chose : figues toutes les 20 min, œuf tous les 1H30 modulo les ravito, boire tous les ¼ d’heure, vérifier la distance au prochain ravito … 

 

La montée de la Monna se fait technique et raide avec un sol assez caillouteux. Mais elle me permet de récupérer (c’est bien relatif !) de la descente précédente menée à bon train. J’en profite pour discuter un peu. Les rumeurs les plus folles circulent sur la dernière ascension, très technique parait-il. Du Cade (dernier ravito) à l’arrivée, il n’y aurait que 8 km mais certains parlent de 2h de course encore du fait de la difficulté. On n’en sera pas loin compte tenu de la difficulté technique et aussi du fait qu’il y a 10 bons km et non 8 entre les deux points. L’organisation annonçait 71 km mais le tracé a été rallongé cette année pour éviter un bouchon. Mon GPS indiquera en fait 75,6 km à l’arrivée. Plus loin, je suis un moment avec une personne à qui je dis qu’on tient le bon bout mais celui-ci me dit que rien n’est fait, il a raison. Il y a 2 ans, sur l’UTMB, au 70eme km en pleine nuit et dans le brouillard, il trébuche et tombe dans un petit ravin : fracture tibia-péroné et terminus. La course des Templiers marque son retour sur le trail.

 

Arrivé en haut, la température a baissé, le vent forci et comme de notre coté, l’allure a un peu baissé, beaucoup sont à la limite d’avoir froid. Il est 16h20, cela fait plus de 10h que l’on est parti, et mon chrono a fait le tour de l’horloge pour repasser à zéro. Pour ma part je suis toujours vêtu de mon seul maillot respirant et ça me va bien. Nous arrivons en trottinant vers le dernier ravito au Cade (km 65,4) dans une bâtisse basse et longue, qui est aménagée dans une ancienne étable. Cela fait 10h21 que l'on est parti et je suis 1027eme (encore 200 places de mieux !). L’ambiance y est chaleureuse et nous y attendent soupe, bière sans alcool (pour les vitamines B2), cantal, gâteau – il ne manque que les sandwichs au pâté dont on m’avait parlé au marathon du Louvres ! Je prends 2 fois un gobelet de soupe, revigorante, profite des aliments salés et prends juste une pate de fruit en dessert. J’écoute une discussion avec un suiveur qui explique qu’il y a ensuite une descente en forêt de 2 ou 3 km suivi de l’ascension d’un amas rocheux afin de passer de l’autre coté de la falaise. Il faut un peu se forcer pour repartir et avant d’affronter ce vent maintenant froid (nous sommes à 900m d’altitude), j’enfile ma polaire.

 

La descente se fait comme indiqué, nous sommes un petit wagon à courir ensemble sur une piste assez large dans la forêt. Puis s’opère la remontée. Arrivée vers le haut de l’ascension, quelques barreaux sont là pour nous aider. Ce passage est plutôt amusant mais avec un peu de gaz (cad du vide) autour (il ne vaut mieux pas trébucher). Au loin dans le ciel, à l’ouest, une bande orange sous les nuages signale le coucher du soleil, un peu trop rare aujourd’hui. A la bascule, nous rejoignons une tour de télécom avant de s’enfoncer à nouveau dans la forêt pour la redescente vers Millau via le GR (monotrace). A l’issue de ce passage, j’ai bien cru que je ne pouvais plus courir en voyant certains me doubler. Je paie un peu l'euphorie de la descente de Pierrefiche. Puis je me dis que moi aussi je vais essayer et peu à peu, ça repars et je retrouve même de bonnes sensations même si la douleur est présente. Nous traversons la grotte du hibou où des suiveurs nous guident avec des lampes de poche. Ca sent l’écurie et je trouve des ailes pour la descente vers Millau, raide, terreuse et glissante à souhait. J’ai maintenant un peu chaud et c’est la polaire à la main que je finis la course. J’ai entendu que nous serions dans les 1000 premiers alors j’essais de ne pas perdre de place et j’arrive même à doubler encore quelques concurrents. Etant donné que les autres accélèrent, je suis obligé de faire pareil et c’est à fond les manettes (au moins 9 km/h sic !) que j’en termine. A quelques centaines de mètres de l’arrivée, j’entends le speaker dire que les 1000 premiers viennent de passer la ligne (dommage !) et qu’il en reste autant à venir. Lorsque j’arrive, mon chrono indique 12h 13min 33 sec. Compte tenu de la correction sur le temps exact de passage sur la ligne de départ de chaque concurrent, je suis 1062 sur 1995 arrivés (2500 au départ). Comme d’autres avec qui j’ai mangé après la course, et qui sont venus ici voir ce qu’était un grand trail, jamais je n’aurai pensé que je pouvais réaliser un effort sur une durée excédant les 12 heures.

 

Ce résultat valide mes choix d’entrainement, mes choix diététiques et la stratégie de course mise en place, c’est donc que du positif. Même si les Templiers, ca fait quand même bigrement mal aux jambes. Je mange deux tartines au roquefort puis vais prendre une douche dans un des bungalows installés sur le parking. En sortant, la nuit est maintenant tombée et on termine la journée entre trailers devant un aligot / saucisse aveyronnaise / bière à refaire la course. Il est 21H30, il est maintenant temps de rentrer après une journée plutôt bien remplie.

 

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Published by Dominique Bayart - dans Trail
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