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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 16:49

Pour un premier trail longue distance (48 km au GPS, 2 km de plus par rapport aux 46 km annoncés à cause d’une ferme à contourner), j’ai été bien servi ! Il est tombé ce w-e plus de 40 mm de flotte en Normandie et nous avons passé ce trail à patauger dedans. Trail veut dire nature et quand c’est mouillé, cela veut dire de la boue et pas d’appuie, on s’accroche à ce qu’on peut ! Une fois j’ai fini dans un buisson d’orties, les jambes me grattent encore … La petite rivière à traverser au bout d’une heure de course s’est transformé en un torrent ou l’eau vous monte jusqu’aux genoux et les flaques d’eau sont devenus de petits lacs de 30 cm de profondeur. Les rares bandes bitumées rencontrées permettant juste de se nettoyer un peu la semelle.

 

Tout a démarré dimanche matin à 6h15 depuis mon hôtel à Bolbec situé à ½ heure de route du point de ralliement. Etant donné que j’avais déjà eu pas mal de flotte la veille sur l’autoroute, je suis surpris de constater en me levant que la route est toujours mouillée. Au petit dej, sandwich au poulet, œuf dur et muesli. 6h40 je suis parti et à 7h10 je suis sur place à Etretat route du Havre ce qui me permet de prendre la première navette à 7h20. A 8h nous sommes au gymnase au point de départ situé dans la périphérie du Havre. Ce qui est agréable dans l’esprit trail, c’est que l’organisation peut vous proposer café/croissant avant le départ pour faire passer le temps jusqu’au départ 9h. On n’est pas dans les courses sur route ou l’on ne verra jamais ça car il faut partir presque à jeun !

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La première partie du trail se fait assez proprement, il ne pleut plus, on a même droit à un rayon de soleil. Le parcours est aux petits oignons, de belles prairies, on traverse une ferme ici ou là avec l’accord du proprio, on contourne des étangs, très bien ! Pour le timing, j’essaie de courir entre 10 et 11 km/h (pratique le GPS !)quand les appuies me le permettent et de marcher dans les cotes raides. Il est important de ne pas courir plus vite si on ne veut pas avoir des problèmes de digestion. Coté diététique justement, j’ai prevu de manger une tartine de pain de mie aux céréales toutes les heures, un œuf dur à 1h30 et à 3h, deux dattes toutes les demi heures, plus du pain d’épice et des abricots secs glanés sur les deux seuls ravito proposés. Coté boisson, j’ai investi dans un tuyau compatible tout type de bouteille. Pas de poche d’eau au sale gout de plastic comme dans les camelback ! J’ai mes deux bouteilles d’un litre prêtes dans mon sac à dos contenant du jus d’orange coupé à 50% d’eau, mélangé à une cuillère à café de sel.

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A partir de 3h de course, la pluie est revenue. Mon coupe vent vélo attenue son effet mais on est de toute façon mouillé au bout d’un moment. La pluie va augmenter de plus en plus jusqu’à la fin et en plus lorsqu’on longe les falaises dans les derniers km, on a droit en plus à un vent à décorner les bœufs ! Mais quel paysage !

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Je passe au marathon en 4h38 et termine en 5h23 en assez bonne forme puisque je n’ai pas grand mal à descendre le grand escalier entre le haut de la falaise et la plage d’Etretat (123eme sur 283 partants). J’ai arrêté de m’alimenter au bout 4h de course mais malgré cela, je pense que je pouvais continuer encore sans problème.

En trail, on ne fait pas d’effort violent, on est plus proche d’une rando majoritairement courue avec une fatigue générale certaine mais pas totale.

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Le but de ce trail pour moi c’etait de tester l’alimentation ainsi que le terrain tous chemins. De ce point du vue, avec la pluie, l’objectif a été plus qu’atteint. D’une part, j’ai parfaitement assimilé tout ce que j’ai mangé et bu. Le second c’est que la distance ne m’a pas posé de problème. En trail on ne compte pas en km mais en heures mais en regardant quand même mon GPS, j’ai pu voir qu’au semi j’ai commencé à avoir les jambes un peu moins faciles, mais ensuite peu à peu, je me suis senti de mieux en mieux et sur les 10 derniers km j’ai même monté certaines cotes en courant. Donc me voilà plutôt rassuré. Il semble que s’il faut un certain temps au corps pour vraiment se mettre en route, au bout d’un certain temps, on atteint un état d’équilibre entre ce qu’on mange et ce qu’on dépense en courant et on déroule … reste à généraliser cette théorie sur 70 km avec 6 fois plus de dénivelée mais ça c’est une autre histoire !

 

Rendez vous à la Grande Course des Templiers le mois prochain !

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Published by Dominique Bayart - dans Trail
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