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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 17:00

 

La Fouly-Champex (14km-555m) , Altitude départ : 1600m / arrivée : 1465m


Je repars seul en direction de Champex. Cette étape est particulière. Elle consiste en une grande ligne droite de 10 km sur une petite route qui passe aux Praz où se trouve une vieille douane. Ce n’est pas très folichon, la fatigue commence à se faire sentir et comme c’est plat on court, longtemps même puisqu’il y a 10km à couvrir. J’ai du mal à tenir le rythme et commence à faire les comptes. Si je n’arrive plus à courir et que je marche le restant de la course, combien de temps me faut-il pour finir ? Prenant comme hypothèse que je monte toujours sans problème, si je fais le reste à 3 km/h, et bien les 5 heures d’avance que j’ai me permettent d’envisager arriver avant 14h30 à Cham compte tenu des 48 km qu’il reste. Je réalise alors que, sauf problème grave au tendon,  je serai donc quoi qu’il arrive finisher de l’UTMB. La question n’est donc plus si mais quand j’arriverai ... A partir de là, je me dis de m’accrocher et de courir tant que c’est plat puis qu’après Champex je marcherai (en fait il n’y a pratiquement plus aucun secteur courable après Champex puisqu’on ne fait alors plus que monter et descendre mais ça je ne le sais pas encore !). Alors je ne me préoccupe plus du temps mis puisque je sais je serai finisher et passe donc dans un mode où on se contente juste de finir, et je verrai alors sur place quel temps j’ai mis. De toute façon, la fatigue tombe sur le corps et je passe donc en mode best effort.

 

Au bout de la vallée on aperçoit sur un mont boisé les premières maisons de Champex avec 555m à gravir. Vu comme ça, on dirait un petit coup de cul à donner comparé à ce qu’on a monté jusqu’alors. Le début de la montée se fait bien, on progresse assez vite et au bout d’un moment on arrive à ce qu’on croit être un ravito et qui est seulement un poste de  contrôle avancé (utilité ?). On pense être arrivé et c’est une grave erreur. Il reste beaucoup de distance et de dénivelé à monter et la fatigue d’avoir couru 1h s’ajoute celle de la montée ce qui fait que j’arrive sur les rotules au ravito à 18h37 en 728 position. Je comprends pourquoi j’avais entendu qu’il y avait beaucoup d’abandons à Champex (encore 65 nouveaux abandons). La bonne surprise en arrivant c’est qu’il y a des pâtes bolognaises. J’en prends double dose parce que j’ai bien faim et puis c’est tellement meilleur que des tartines ! Je mange aussi un brownie et picore un peu. Je pense à manger des choses vitaminées aussi car c’est important aussi. Ce sera sous forme de quartiers d’orange ou bien de citron selon ce qu’il y a dans les ravitos. Je prends aussi une bonne tasse de café pour préparer la nuit à venir.

 

Me voilà bien requinqué. Je prends aussi le temps de préparer mes affaires pour la nuit. Changer les piles de ma lampe déficiente et la mettre dès maintenant sur la tête avant qu’on n’y voie plus clair (ne pas faire deux fois la même erreur). Je me refais un bidon de malto. Ce sera mon passage le plus long en ravito puisque je repars au bout de 32 mn mais je ne le regrette pas car la fin n’est pas facile et il faut aborder la deuxième nuit avec les batteries bien chargées (surtout pour la lampe !)

 

A ce stade, nous avons parcouru un total de 122,4km et gravi un cumul de 6907m.

 

Champex-Trient (16,5km-895m) , Altitude départ : 1465m / arrivée : 1303m

 

014

Ce trailer n’attend pas le bus mais profite seulement du Lac !


A la sortie du ravito, le jour tombe quand on longe le lac ce qui permet de prendre une photo comme espéré. De ce fait, le parcours est plat mais je refuse désormais de courir car je ne veux plus me flinguer les jambes ! Je rigole bien avec un autre trailer qui est accompagné par son père qui le retrouve sur les ravitos. Un accompagnateur est tout de même très utile car il peut vous fournir en ce qui vous manque, vous conseiller et vous apporter un contact chaleureux dans ce parcours de brute. Moi j’ai choisi de le faire à la dure mais heureusement il m’arrive de tomber sur des gens très sympa avec qui je passe de temps à autre un bon moment. Ce fut le cas sur les bords du lac et ça m’a donc rechargé aussi les batteries sur le plan émotionnel.  Car de plus en plus, ce sont avec des espagnols ou des japonais que je me trouve avec qui il est difficile de causer, surtout qu’ils sont sérieux et pas causants.

 

Comme ce trailer tient à tout prix à courir, je le laisse partir devant. Car je sais qu’après Champex, un col assez dur nous attend puisqu’il s’agit du col de Bovine. D’ailleurs rapidement le chemin s’élève dans la forêt. Avec les bâtons, je me sens bien et je lâche les chevaux, ce qui est un peu naïf de ma part car après Bovine, il n’y a plus de pâtes pour se refaire la cerise et pourtant encore bien des difficultés. En tout cas, ce qui est fait n’est plus à faire, et c’est assez rapidement que je monte les 895m qui montent en haut du col, avec une powerbar à mi-chemin. Je passe le col à 21h23 en 690 position. La nuit est maintenant tombée et le café m’a bien dynamisé ! La descente vers le village de Trient se fait sans trop de difficulté et c’est rapidement que j’arrive au ravito suivant. Aurais-je brulé une cartouche un peu trop vite ? En même temps, après Champex, il reste trois cols à passer : Bovine, Catogne et Flegére alors je me dis qu’en avoir passé un sur les trois c’est déjà ça de pris ! En plus ma cheville se fait oublier et avec tout ce que j’ai descendu je me dis que si ça avait du lâcher, ça l’aurait fait avant. J’arrive assez en forme dans le charmant village de trient à 22h59 en 679 position. Mon avance est passée à 6 h 45 ! Plus de doute, je serai finisher ! Le ravito est on ne peut plus classique où j’applique la routine habituelle du liquide / solide avec une bonne tasse de café sucré. Je droppe un brownie parfumé à la cannelle (il faut presque fouiner sur les ravito pour trouver quelque chose qui change un peu). Je repars au bout de 21 minutes avec hâte de retrouver la France.

 

A ce stade, nous avons parcouru un total de 138,9 km et gravi un cumul de 7802m.

 

Trient -Vallorcine (10,3km-849m) , Altitude départ : 1303m / arrivée : 1270m


Pour rallier Vallorcine, il nous faut passer le col de Catogne avec ses 849 m à grimper.  Le chemin est bon et la montée se fait bien, même si je suis un peu moins rapide que dans Bovine. La fatigue se fait un peu sentir mais je dois constater que la tombée de la seconde nuit sur cette course ne m’a pas assommé comme je le craignais. C’est même étonnant mais pris dans l’activité, le corps tient l’esprit en éveil et on tient bien le coup. La montée se fait patiemment et au bout d’un assez long moment et d’une powerbar, nous passons la bascule à 00h54 en 651 position et entamons la descente sur Vallorcine. Cette descente est très technique car il y a beaucoup de grosses pierres et la progression n’est pas très rapide et peut vite devenir dangereuse. Certains s’y risquent, moi je reste calme mais du coup la descente est très longue, tortueuse et je trouve le temps bien long avant d’arriver à Vallorcine. Il est 2h24 du matin quand j’arrive au ravito en 665 position. La nuit est maintenant bien entamée et la fatigue se fait bien sentir. On est en mode survie en comptant ses dernières forces. Côté ravito, c’est du classique comme d’hab., j’applique la routine habituelle au ravito mais décide de ne plus prendre de café car les deux tasses de 25 cl déjà prises m’ont presque donné des maux de tête. J’ai aussi l’impression de ne plus digérer aussi bien mais la soupe remet vite mon estomac à l’endroit. Je ne reste pas bien longtemps et repars au bout de 17 minutes, décidé à en finir au plus vite.

A ce stade, nous avons parcouru un total de 149,2 km et gravi un cumul de 8651m.

 

Vallorcine-La Flegère (10,7km-867m) , Altitude départ : 1270m / arrivée : 1863m


Sur le papier, cette dernière ascension n’a rien de bien plus méchant que les cols précédents. Mais le dénivelé pris tout seul ne compte pas, c’est le type de chemin qui compte avant tout et nous allons le vérifier à nos dépends. Mais c’est d’abord contre le froid qu’il faut lutter à la sortie du ravito. L’organisation a d’ailleurs fait un feu de camp pour se réchauffer. Mais vaut mieux ne pas s’y chauffer trop car après on ressent encore plus le froid glacé de la nuit. En plus, le chemin longe le torrent. Ma technique en sortant des ravitos pour ne pas avoir à mettre la veste et à la retirer une demi-heure après en pleine montée, et bien c’est de partir rapidement pour me réchauffer. A la sortie de Vallorcine, le chemin n’est pas très raide alors je le monte type marche nordique, sur un rythme élevé, en me disant que ça va me réchauffer et qu’on va quitter ce congélateur qu’est  le torrent qui nous accompagne. Au bout d’un quart d’heure, je n’ai toujours pas réussi à me réchauffer, le torrent est toujours là et donc je m’arrête et met la veste. Bien sur, juste après, nous quittons le torrent mais ce sera utile pour la nuit à venir. Nous passons le col des Montets et traversons la route qui mène au hameau du Buet où j’ai séjourné. Les discussions que j’entends traitent de savoir si on passera sur la ligne d’arrivée en moins de 40 heures ou pas. Moi j’ai compté 4h entre Vallorcine et Cham donc ça nous fait du 7h à l’arrivée si on prend en compte le dernier ravito et je dis no  souci ! Les autres sont plus dubitatifs. D’ailleurs le chemin se cabre. Au début ce n’est pas trop technique mais plus ça va et plus il y a des gros blocs de pierre. C’est raide et technique, on ne progresse donc pas vite et heureusement que j’ai la veste car on ne dissipe pas tant de watts que ça vu que la progression est limitée par les blocs de pierre. Je prends une powerbar pour me régénérer un peu.  La montée est longue et pénible. Il y a tellement de blocs de pierre qu’on ne voie pas de chemin. Certains blocs font 50 cm de haut donc à monter et à descendre après 35 heures de course, ce n’est pas évident. On galère tous et perdons bien du temps. Ce qui aurait du prendre 1h30 en montant à 600m heure nécessitera en fait 2h30. La fatigue est bien là et j’en ai parfois assez de me prendre la tête à chercher par où passer alors on se relaie avec d’autres trailers qui lisent mieux le chemin que moi. Il m’est même arrivé de prendre une mauvaise direction et d’arriver face à un mur de blocs d’un mètre de haut, à sauter pour passer, avec en plus 2 ou 3 concurrents derrière moi que j’ai entrainé dans mon erreur. Parfois je voie un cailloux se mettre à bouger et se transformer en grenouille. Souvent des gros rochers situés sur le coté me font penser avec les ombres chinoises de la lampe, qu’une personne est assise sur le coté et me regarde passer. Au bout d’un moment, je ne prête même plus attention à ces personnes qui me regardent sur le coté car c’est devenu habituel. Le cerveau a besoin de rêver et donc il prend comme prétexte le relief du sol pour cela. Le concurrent qui est avec moi me demande si les autres concurrents de l’UTMB passent par ce parcours … question étrange vu que l’UTMB  c’est nous … Nous sommes dans le dur, dans la période de la nuit où la fatigue se fait le plus sentir. Pourtant, je n’ai pas sommeil même si je suis fatigué.  Et cette montée dont on ne voie pas le bout. Il m’arrive par deux fois de tomber au ralenti sur les fesses suite à un manque d’équilibre (autre problème causé par le manque de sommeil), il faut parfois mettre les mains. Au bout d’un long moment, nous accédons enfin aux espaces plus herbeux et marécageux du lac blanc où nous tombons nez à nez avec des grosses bêtes à corne, en travers du chemin. Le japonais qui est devant moi ne sait pas trop quoi faire. Moi je sors du chemin et prend la tangente par le coté en agitant les bâtons et faisant des ho là ! C’est vrai que j’avais pris un peu d’expérience en la matière avec les sorties longues faites en aout dans les Hautes Alpes … Nous arrivons enfin à la Tête aux Vents (que je ne verrai pas dans l’obscurité) à 5h23 en 664 position et où un point de contrôle nous attend, au coin d’un feu de camp. Je m’attarde un peu avec les membres de l’organisation, ayant la tête à blaguer tant je suis content d’avoir fini la dernière ascension. Je leur dis que je resterai bien mais que je suis attendu à Cham, et alors, après les avoir remercié de passer la nuit à se geler dehors pour nous, je poursuis mon chemin en direction de la Flegère qui se trouve à plusieurs km de distance. Finalement je cours un peu car je suis pressé d’arriver après la grosse galère de la montée. Le jour commence à poindre lorsque nous apercevons la tente qui sert de ravito où j’arrive à 6h24 du matin en 668 position. A l’intérieur il y a du monde qui crie fort, ça me saoule mais rapidement la tente se vide et nous ne sommes alors plus que deux concurrents. Je prends le temps de boire de l’overstim comme à chaque fois, de la soupe aux vermicelles et prends un petit café sucré et mange un peu de biscuit aux figues.

 

A ce stade, nous avons parcouru un total de 159,9 km et gravi un cumul de 9518m.      


La Flegère-Chamonix (7,8km-100m) , Altitude départ : 1863m / arrivée : 1035m

 

015L’aube se lève pour la deuxième fois sur la course et Cham encore endormie


A sortie du ravito, le jour s’est maintenant levé. Le début de cette dernière section est encore parsemée de gros rochers ce qui fait qu’on ne descend pas vite. Il reste 800m à descendre sur 7,8 km. La question va être de savoir si je vais pouvoir courir ou non, car en parcourant cette distance à 3.5 km/h et bien ça mettra deux heures pour les faire et je n’ai pas envie de ça. Je reste prudent et n’ai plus beaucoup de forces dans les jambes pour retenir mon corps dans la pente alors je préfère marcher pour le moment. Puis on passe devant une arrivée de remonte-pentes et on remonte sur la pente d’en face les 100 derniers mètres d'ascension de la course.

 

016

Le soleil est toujours là pour nous suivre jusque Chamonix


Puis c’est la bascule vers Cham. D’abord assez raide puis un peu moins. Maintenant c’est le soleil qui se lève pour la seconde fois sur la course et la troisième journée de course qui commence. Un concurrent me demande si j’arrive encore à courir alors j’essaie. Peu à peu je trottine, pas bien vite, mettons à peine 5 km/h mais c’est plus rapide qu’à pied. Le chemin passe dans la forêt et traverse plusieurs fois un pierrier donc je ne peux pas courir. Plusieurs concurrents qui ont encore la capacité de sauter comme des cabris me doublent. La descente est assez tortueuse et donc on n’a pas l’impression de se rapprocher vite de Cham.  Je prends mon mal en patience et peu à peu on progresse en trottinant un peu quand c’est possible. Puis nous arrivons à une brasserie dont nous traversons le jardin pour atteindre une belle piste forestière. Le gardien me dit que je n’ai plus que 3 km à faire. Il est alors 7h30, je me dis qu’à 3 km/h ça peut le faire pour passer sous les 40 heures et que donc si je cours, j’en serai assuré. Alors je cours, doucement mais régulièrement, dans la douleur. Je dois souffler 3 fois pour une inspiration pour ne pas avoir de point de coté tant je suis crispé du ventre. Je rattrape un trailer d’Afrique du Sud qui m’emboite le pas et c’est à deux que nous entrons dans Cham pour faire le dernier km. Il m’explique qu’il est descendant de Huguenot français émigrés au 17eme siècle. En effet il s’agit de M. Dutoit. Nous discutons en anglais comme quoi j’étais encore assez lucide et décidons de finir ensemble sur la ligne. Les rares personnes de levées un dimanche matin à 8h nous encouragent. C’est à 8h05 que nous franchissons la ligne d’arrivée avec 6h25 d’avance sur la barrière horaire en 693 position !  Voilà, nous avons donc parcouru un total de 167,7 km et gravi un cumul de 9618m. J’ai mis 5h24 pour venir de Vallorcine, ce qui montre à quel point la fin du parcours est technique. Pourtant, après Champex, il n’y aura que 10 à 20 personnes qui abandonneront par ravito ce qui semble montrer que les survivors de Champex vont alors jusqu’au bout en majorité.

  Image1.png

Au total 783 trailers ont donc du se résoudre à abandonner. Je leur tire mon chapeau car ce sont eux qui ont surement le plus galéré et qui sont le plus triste aujourd’hui. 68,8% des hommes parviendrons à rallier l’arrivée dans les temps (62,8% des femmes) pour un total général de 1686 finishers ce qui est un bon crû pour l’UTMB.

 

La ligne passée, je ne suis même pas euphorique. Voilà c’est fait voilà tout. Je dirai même, j’ai l’impression d’avoir fait un trail de 39 heures qui n’est pas l’UTMB. L’UTMB c’est une course très dure, qu’il faut faire plusieurs fois pour arriver à être enfin finisher car on y subi des coups de mou terribles, l’estomac qui ne suit pas, les pieds défoncés et il y a aussi des chutes qui peuvent être très dangereuses et il y pleut toujours. Moi ce n’est pas cette course là que j’ai faite. Celle que j’ai faite, elle était sous un soleil magnifique, dont la longueur fait qu’on est certes fatigué mais avec aucune forte douleur ou forte souffrance comme dans d’autres courses plus rapides, ni aucun gros coup de mou. Alors il me faudra un certain temps pour réaliser que c’est bien l’UTMB  que j’ai fait et qu’il ne m’a pas fait l’effet qu’il fait à bien d’autres trailers (un sur trois cette année). On peut se demander pourquoi.

 

J’ai déjà détaillé l’entrainement que j’ai mené pour faire cette course. Il n’y a pas eu un jour depuis ma sélection pour la course en janvier dernier où je n’ai pas pensé à ce que je devais faire pour être prêt le jour J. Comme bien des trailers, j’ai du faire face à l’incompréhension de nombreuses personnes qui nous entourent,  qui ne courent pas et qui devant leur télé, ne se gênent pas pour faire des jugements sur ce qui est bien pour nous ou pas, si on est trop maigre ou pas (les premiers font 4 kilos de moins que moi à taille égale) où a nous prendre pour des fous à partir courir sous le soleil avec des bidons et un sac à dos quand d’autres sont en train de finir leur bouteille de pastis en terrasse ... Mais voilà, comme disait Brassens les gens n’aiment pas que l’on ait une autre vie que eux … Il a fallu endurer aussi tout cela mais aujourd’hui le résultat est là. Je tiens à rappeler quelques points qui se sont révèlés essentiels dans l’accomplissement de ce niveau de performance, à savoir :

- Gros foncier à plus de 100km par semaine pendant 2 mois (et 6 mois à 80km/semaine), fait avec 2,6 kg sur le dos.

- Entrainement en altitude : 2 semaines à plus de 2000m et  24h à plus de 3000m, 7200m D+ en deux semaines.

- Entrainement sous forte chaleur : 30 degré souvent cet été (à coté, les 15 à 20 degré de l’UTMB m’ont semblé rafraichissants)

- Equipement renforcé : booster, corsaires compressifs, bâtons, mitaines aux mains, casquette et lunettes de soleil

- Préparation anti-frottement poussée : elasto + vaseline

- Alimentation en course définie en détail au préalable et composée de sucres rapides en course et sucre lents en ravito.

- Forte hydratation en course et pas qu’en eau (malto, overstim, soupe)

- Temps passé en ravito minimisé par un plan préétabli des aliments à y quérir.

 

 020Le podium Femmes (USA/Spain/France)


Voilà c’est un peu la recette que j’ai appliquée et qui m’a permis de faire un bon UTMB. J’espère que cela aidera à comprendre que cette performance n’est pas le fruit du hasard. En se donnant les moyens avec une préparation physique solide et une stratégie de gestion méticuleuse de l’alimentation en course, il est vraiment possible de repousser encore et encore ses limites. Je n’ai pas encore tout à fait trouvé les miennes, mais n’est-il pas un peu vain d’essayer de les toucher du doigt, tel un chat voulant saisir son ombre …

 

023 Le podium Hommes (France/Spain/Spain) avec les derniers finishers qui arrivent en 46 heures

 

Merci à tous ceux qui m'ont soutenu au cours de mes perigrinations tout au long de mes entrainements de ces 6 derniers mois !

 

002

Mon prochain objectif !

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Published by Dominique Bayart - dans Trail
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commentaires

Fabrice 24/04/2014 10:52

Bravo à Vous.
Et dire que l'on en fait tout un foin de cet UTMB (humour), votre témoignage prouve que comme toute chose, c'est la préparation (mentale et physique) la clé.
Captivé par le récit, je suis impressionné par la capacité à finir malgré une blessure qui peut revenir. Ca me remotive à tenter l'aventure trail malgré mes problemes de genoux (supination). Grace
à vous, je suis décidé à tenter ma chance sur un 51km,1500+. En esperant finir dans un temps honorable.

Bonne continuation.

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