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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 23:28

J’ai voulu tester cette deuxième brique de base. Pour l’Iron Man, il faut nager 3.8km avant 188 km de vélo. Deux questions se posent. La première consiste déjà à savoir si l’on est capable de nager 3.8 km et ce qu’on ressent. La seconde est de connaitre quel est l’impact sur la performance à vélo. Ce samedi, j’ai voulu répondre à ces 2 questions, fondamentales avant de s’inscrire ou non à un Iron Man. Il aurait été plus simple de faire cela Dimanche mais il se trouve que je dois faire une compétition de golf sur un 18 trous lundi et que je tiens à être en forme donc rien de prévu Dimanche. Pourtant, le temps annoncé n’est pas au soleil ce samedi, des orages étant annoncés en soirée … mais en même temps, souvent les orages annoncés ont bien du retard par rapport aux prévisions. En plus, ce samedi matin, au marché comme tous les samedis, ce n’est pas la grande forme après le boulot des jours précédant. Pourtant, dès vendredi soir, j’avais pris les devants pour etre prêt samedi matin, cad pâtes au soir. Samedi après avoir fait le marché, je me tâte et finalement me décide car il s’agit savoir si cela a un sens ou non de s’y  inscrire ou non. Je veux que ce test soit applicable donc je ne mets dans une forme où je serai comme en course. Hormis les temps de transition que je n’essaie pas d’optimiser, tout sera comme en course.  Au programme, 4 km de natation (c’est un compte rond plutôt que 3.8 km et puis cela permet de moyenner la vitesse sachant que le stress me fera perdre un peu d’énergie le jour J). Ensuite je vais faire exactement le même circuit de 88 km qu’il y a 2 semaines afin de comparer les temps effectués selon que l’on nage ou non auparavant. Donc j’ai préparé le vélo, les bidons, les vêtements de vélo, et le ravito pour après la piscine. J’ai pour cela acheté une bonne tranche de pâté de lapin bien goûtue au marché. Après l’Eco Trail, j’ai réfléchi à l’alimentation en course et j’ai compris l’erreur faite lors de ce trail. En effet, après avoir relu mes comptes rendus de course sur ce blog, je me suis rendu compte que pour la première fois, je n’avais rien pris de solide avant le départ. Or, si l’on fait les 2 premières heures sur les réserves, les heures suivantes sont faites avec ce qui a été digéré pendant les deux heures qui précédent. Ici il me faudra donc un sandwich au pâté avant et après la nage. Le vélo devant prendre environ 3h30, sur la dernière partie rien se sert de manger des aliments complexes trop longs à digérer, plutôt prendre des sucres rapides. Il est 1 heure de l’après midi lorsque je rentre dans l’eau à la piscine de Châtillon. Cela fait deux ans que je n’y suis pas retourné. Le père Bayart est de retour aux affaires ! Je suis parti pour 40 aller-retour dans ce bassin de 50m. Pour ne pas me prendre les pieds dans le tapis, je fais comme d’habitude en associant chaque aller- retour à un numéro de département. Je démarre donc avec l’Ain et terminerai avec les Landes. Pendant 1h49 je voyage à travers les souvenirs que j’ai emmagasinés dans chacun des départements. Un aller-retour me prend en moyenne 2’44 ce qui est exactement le temps que j’avais calculé pour évaluer la possibilité de faire cet Iron Man. Première conclusion : je sais nager 4km et mon temps de passage n’est pas dramatique. Je n’ai pas forcé et d’ailleurs de retour à la maison, après une bière sans alcool et un sandwich au pâté, me voilà en selle pour un tour de 88 km avec 500m de dénivelé. Tout d’abord les sensations sont bonnes même si l’on sent que les muscles ont déjà travaillé. En même temps ces muscles sont chauds donc le démarrage se fait bien. Je fais le circuit comme si j’étais en course et tout cela se passe très bien. Pas de problème de digestion.

 

Au 50eme km, le ciel s’assombris et l’orage commence à se faire entendre. Pour le moment, étant à l’ouest de Paris (vers Versailles), je suis épargné mais plus je reviens vers l’est et Paris et plus la pluie redouble. Dans Bièvres, c’est déjà l’inondation et la température chute grandement. Bien qu’ayant prévu un coupe-vent contre la pluie, je suis trempé jusqu’aux os et j’ai froid. Dans la remonté vers Clamart, les égouts dégueullent sur la route et parfois je ne sais plus où je roule. En plus, je manque plusieurs fois de me faire renverser par des véhicules qui ne voient pas bien non plus où elles roulent. Arrivé à la maison, mes doigts engourdis n’arrivent même plus à enlever mon maillot. Même après une douche chaude, et sous une couverture, j’ai encore froid, il me faudra un cognac pour arriver à me réchauffer vraiment …

Et le temps me direz-vous ? Ma moyenne est passé de 26.2 km/h il y a 2 semaines sans pluie, à 25.4 km/h cette semaine dans des conditions finales épouvantables. Les conclusions sont nettes : s’il y a un léger impact de la nage sur la perf à vélo, cet impact est mesuré et tout à fait gérables. Cela veut donc dire que l’on peut  nager 4 km et faire du vélo ensuite à un bon rythme à condition de s’alimenter comme il faut. Certes, il faudra s’entrainer à vélo afin d’être capable de faire 200 km sans fatigue ingérable. C’est le programme à venir. Pour la natation, j’ai la réponse, mon niveau actuel me permet déjà d’être dans les temps de l’Iron Man sans mettre en péril la partie vélo. Une très bonne nouvelle pour la suite …

 

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Published by Dominique Bayart - dans Triathlon
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