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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 17:20

Nous y voilà. Il est 6h15 du matin et nous sommes 2500 sur la ligne de départ. Il ne fait pas froid mais pas chaud non plus pour la région à cette période de l’année. Pas une étoile ce matin en sortant à 4h30 de la maison. Mais surtout, il n’y a pas de pluie à l’horizon. 9 degré la haut, 12, ici, en bas. J’ai ingurgité en guise de petit déjeuné un œuf dur et 2 tranches de jambons. Durant le trajet en voiture, je mange un gatosport (décongelé du marathon de Sénart de mai dernier).

 

Les participants ont tous mis leur panoplie de trailer basé sur du multi-couche en goretex et un petit sac à dos de 10 litres. L’idée est d’avoir tout sur soi ou presque pour avoir un sac le plus petit possible. Autant cela est logique pour des personnes capables de courir vite car le poids du sac peut alors vraiment devenir gênant, autant pour un trailer moyen, je ne suis pas convaincu. Pour ma part, j’ai pris mon sac de rando de 20 litres qui peut contenir deux bouteilles d’un litre, un pull et un coupe-vent. Ca me permet de partir en short et en maillot respirant quitte à se couvrir après. Vu qu’il y a une grande montée peu après le départ, inutile d’en avoir trop sur le dos. Le sac est bien arrimé et lors du trail du 18 Sept en Normandie, j’avais pu vérifier qu’il ne gênait pas à la course à pied. Mais les marchants de tenues de trail ont intérêt à convaincre leur monde qu’il ne faut pas de sac de plus de 10 litres, comme cela on est obligé d’avoir tous ses vêtements sur soi et alors il faut des habits techniques et chers qui respirent bien. Coté couleur, le noir est de mise, on sent que ça n’est pas la fantaisie qui animent toutes ces personnes, cela fait plutôt penser à une armée d’envahisseurs dans un film de science fiction. L’ambiance est assez lourde, on part au combat. L’explication tient dans le fait que l’entrainement a beau avoir été à la mesure de ce genre de trail (plus de 70 km et 3000 m de dénivelé positif), il y a toujours un doute. Sans compter sur les douleurs possibles aux genoux avec toutes ces descentes et aussi les chutes. Alors peu osent blaguer car ici la question n’est pas le temps qu’on va mettre mais plutôt si on arrivera au bout ou non.

 

On se prépare à s’élancer. Un voisin dit à son pote en s’embrassant les poignets et en se projetant mentalement : ici on prépare la diagonale du fou, pense à ça ! Autrement dit, si on passe l’obstacle des Templiers avec un peu de marge, l’étape d’après c’est la Réunion avec 93 km de trail sur 4900 m de D+ et surtout la chaleur et parfois la boue. Ensuite, si on termine tout ça, on a assez de points pour prétendre s’inscrire à l’UTMB, l’ultra-trail de 170 km autour du massif du Mont Blanc avec 9700 D+, but ultime pour la majorité des trailers présents ici. Pas beaucoup de concurrentes (environ 10%) mais d’un niveau relevé, c’est le gratin qui est là. En revanche, coté tribune, c’est très féminin. Massée le long du départ, une foule composée principalement des familles des coureurs s’est levée elle aussi très tôt pour être présente à ce départ donnée dans la dernière partie de la nuit. Difficilement pensable, déjà que même pour des coureurs forcement motivés, ça n’était déjà pas réjouissant  de se lever si tôt alors imaginez pour tous ces gens !

 

Les fumigènes sont allumés, le son aussi, musique poignante avec l’air très connu d’Ameno d’Era … La cohorte de coureurs se met en route, sous les acclamations et dans une ambiance où l’émotion est à son comble. Les Templiers, c’est un monument. C’est ici qu’est né le trail long distance en France il y a 17 ans et pour un trailer faire les Templiers c’est un passage initiatique obligé qui sert de sésame à un tas d’autres trails en tout genre. Mais auparavant, il faut être venu ici recevoir le sacrement des Templiers. C’est ce que j’avais senti en discutant sur le marathon du Louvres avec des trailers, les Templiers, c’est quelque chose de spécial, et l’ambiance le confirme.

 

Les premiers km sont sur une petite route sans dénivelée afin de rallier le chemin qui monte à la première difficulté de la journée. Je n’allume pas ma frontale profitant de la lumière des autres. Mais de ce fait, je n’ai pas assez de lumière pour voir ma montre ou mon GPS donc je n’ai pas trop d’idée sur la vitesse et je me contente de suivre la troupe. L’autre intérêt du GPS est qu’il donne les km et ça permet de se repérer entre les ravito. J’ai aussi au poignet ma montre donnant l’altitude de manière analogique (cad munie d’un capteur atmosphérique) beaucoup plus précis que le GPS quand le terrain est très accidenté. Calibrée à Millau, cette donnée me permettra de savoir où on en est dans les ascensions à couvrir. Rapidement nous quittons le bitume pour s’élever sur une pente herbeuse. Les coureurs sont dans leur match, ça ne rigole pas beaucoup.

 

Le parcours des Templiers, c’est assez simple, vous prenez toutes les curiosités géologiques et les plus beaux villages à voir dans le coin et vous avez le tracé. Côté profil, cela consiste à monter et à redescendre quatre fois de suite les causses et ses 500m de D+. La première  zone de plateau située au sommet est la plus plate et la plus longue des quatre à traverser (une vingtaine de km). Les suivantes sont de moins en moins longues et de plus en plus accidentées sur leur partie supérieure et l’on termine même par de la crapahute avec les mains sur la dernière ! Le tracé est donc de plus en plus cassant avec de moins en moins de temps de récupération entre deux côtes successives.

 

Une autre spécificité des Templiers, surtout le tracé des dernières années, est qu’il y a 25 % de monotrace. Cela n’est pas sans impact sur la stratégie de course. Comme on ne peut pas doubler souvent, il faut se trouver avec des gens qui courent à une allure qui correspond à son rythme. Dans les brochures, ils appellent « accrocher le bon wagon ». Donc je vais passer une bonne partie de la journée à chercher ce fameux bon wagon. Cela veut dire, ne pas se laisser endormir par des gens qui avancent de moins en moins vite, savoir suivre des gens qui passent devant, tout en restant à moins de 10 km/h bien entendu !

 

Pour le moment, on est à l’arrêt car pour ce qui est de la première côte, comme dans beaucoup de trails, vu que l’on passe d’une piste large à une monotrace assez technique et raide, ça bouchonne dur ! On reste bloqué là un bon quart d’heure le temps que ça s’écoule. Il y aura encore d’autres bouchons chaque fois que la montée se fera plus technique. J’estime à 1h le temps perdu coincé dans les bouchons, sans compter le fait d’être ralenti dans les premières montées parce qu’on avance au compte-goutte.

 

Au bout de 1h20 de course, nous arrivons en haut, à peine 8 km de couvert, on a l’impression que la course commence enfin. J’avais lu qu’il fallait mettre à profit ce long plateau sur une large piste forestière afin de bien se positionner à l’entame de la seconde ascension au km 28. La montée ne m’a pas fatigué, en tous cas je n’en ai pas l’impression. J’ai sorti mon GPS et allumé ma frontale, je n’atteins que très rarement les 10 km/h donc pas d’inquiétude de se mettre dans le rouge, je rangerai d’ailleurs mon GPS à la descente pour avoir les mains libres. Je double un certain nombre de personnes mais raisonnablement et tranquillement car pour le moment, je ne suis pas rassuré par mes premières sensations au km 21 (semi-marathon). J’ai les jambes un peu lourdes et la première ascension, même faite à vitesse lente a entamé les réserves et m’a fatigué même si l’on ne s’en rend pas compte. Certains ont d’ailleurs du mal à encaisser la montée et marchent déjà ! En fait dans ce trail, j’ai compris rapidement qu’il y avait deux sortes de coureurs. Ceux qui sont à leur max et luttent contre les barrières horaires à chaque ravito et ceux qui arrivent encore à courir. A l’image de la publicité pour les piles Duracell, certains durent plus longtemps et la question est donc de savoir jusqu’où arrivera-t-on à courir. Le jour est maintenant là depuis le 15eme km environ et pourtant certains continuent à courir avec leur frontale sur la tête !

 

La descente se passe avec de bonnes sensations sur un chemin assez large après lequel nous retrouvons le moelleux du bitume (et oui, après tous ces cailloux et pierres rencontrées sur le chemin, c’est la sensation que ça a fait sous le pied !). Nous arrivons au village de Peyreleau (km 26) au bout de 3h20 de course pour prendre le premier ravito organisé dans une grande bâtisse. A ce moment, je suis 1800 sur 2500. L’ambiance est silencieuse, on s’assit un peu pour souffler. Parfois nous avons vu des personnes sur brancard, à cause d’une entorse ou autre. Cela ajoute au coté dramatique de la course. Tout le monde est concentré et se pose les mêmes questions sur son état de forme et sur la suite. Je constate que nous avons une heure d’avance sur la barrière horaire. Je bois un peu d’eau et prend un peu de pain d’épice. Le danger sur les Templiers, c’est de passer trop de temps dans les ravito, au chaud, à trop manger. Je repars rapidement pour ne pas reperdre en positionnement ce que j’ai gagné sur le plateau (« accrocher le bon wagon !»). Coté alimentation, de toute façon, je suis pratiquement autonome. J’ai 400g de figues sèches, 4 tranches de pain de mie complet, et de quoi manger un œuf dur toutes les heures et demi jusque 7h30 de course. Coté liquide, j’ai dilué un litre de jus d’orange à 50% avec de l’eau et de la fleur de sel, riche en sels minéraux, pour éviter les crampes. Au deuxième ravito, je ferai les niveaux dans mes deux bouteilles, diluant ainsi à nouveau à 50 % le contenu.

 

2011_10240009.jpg

 

                                                      A la fin de la cote de Peyreleau

 

La côte de Peyreleau se fait sans embouteillage et j’en profite pour prendre le panorama en photo. Arrivée en haut, le paysage se fait magnifique avec des sculptures géologiques et des chaos de pierres façonnés par le temps. Nous passons sur la grotte du Champignon Préhistorique (la pierre ressemble à un champignon géant) puis suivons un chemin de crête. Deux aigles nous survolent. Nous sommes au cœur des Templiers, dans le massif des Grandes Causses avec les vues incroyables que l’on trouve dans les revues de trail. Finalement cette deuxième montée est bien assimilée et je commence à ne me sentir bien qu’au bout de 4h de course, les endorphines ayant mis plus de temps à arriver que sur marathon du fait d’une allure moins rapide. Le terrain est plus accidenté et le vent s’est levé ce qui augmente les déperditions d’énergie. Le ravito de St André de Vézines (km 36,5) se passe dans un hangar pas bien abrité du vent, je fais les niveaux, bois deux verres d’eau et repars sans attendre. Cela fait 5h10 que l'on est parti et je suis 1460eme. Pendant ce temps, j’apprends que la France est mené 5-0, et je me dis que les blacks ont du entamer le match tambour battant comme contre l’Australie. Encore quelques reliefs et nous entamons la descente pour rejoindre et traverser la Dourbie. Dans la descente, un suiveur compte un à un les personnes qui passent (chapeau !). Lorsque je passe, il annonce 1350eme, ce qui me surprend. Je me dis que je suis en train de faire un truc et ça me donne la pêche (à condition que le dernier tiers de la course soit à l’image des deux premiers). 2011 10240013


 

                                             Entre Peyreleau et St André de Vézines

 

En bas, nous traversons le village pour enchainer directement sur la montée vers Pierrefiche (km 51) où je passe en 7h49 en 1224eme position, soit plus de 200 places de gagnées depuis St André. La course passe de descentes plus ou moins raides mixant marche et course à pied à des montées raides. Entre deux je cours. Le passage d’une allure à l’autre me permet de récupérer de chaque activité car ce ne sont pas les mêmes muscles qui travaillent. Dans les montées, je retrouve mon souffle et quand je recours, cela me délasse les muscles qui ont travaillés en puissance dans la montée. C’est juste la transition qui est dure, après une montée raide, les jambes font mal pour se remettre à courir. Avoir enchainé coup sur coup 500m de D- puis 500m de D+ en a abattu un certain nombre qui deviendront donc des marcheurs à partir de ce moment là. Pour moi, même si j’arrive à courir, je commence à avoir bien mal quand même, je chante du Bourvil pour me donner de l’entrain, c’est une façon de s’extérioriser ! A ce niveau de la course, quand vous êtes derrière quelqu’un sur une monotrace, celui-ci vous propose de passer tandis que sur la première partie, il fallait un peu jouer des coudes pour passer. Désormais, chacun situe un peu mieux ses limites. La France est revenue à 8 à 7 ! On se dit à plusieurs que si la France gagne, on arrive à poil sur l’arrivée à Millau. Les vierges ne seront pas effarouchées cette fois, le destin en a hélas décidé autrement … Le plateau est très accidenté et au bout de 5km, nous entamons déjà la descente, assez roulante mais en grande partie monotrace, vers la rivière.

 

Dans cette descente, après avoir doublé tous ceux qui n’arrivaient plus à courir et ceux qui ralentissaient, je trouve enfin le « fameux bon wagon ». Un groupe qui court bien, que je suie un moment puis les perd. Un moment, je me retrouve même chef de wagon à la tête d’un petit groupe, puis à nouveau seul. En bas, nous traversons la Dourbie sur un pont flottant aménagé sur des kayacs. Beaucoup de gens sont là pour nous encourager. Je fais la traversée de la rivière, seul, sous les acclamations, c’est grisant. Nous traversons le village et je profite de la pente légère à la sortie pour manger mon dernier œuf dur, le 5 eme de la journée. Cela fait maintenant un peu plus de 9h que l’on est parti. C’était grosso modo le temps que j’avais en tête, voire 10 heures pour faire la totalité de ce trail. Mais les montées ou l’on n’avance pas à cause de la pente et parfois des bouchons ont eu raison de ce temps complètement irréaliste. Je ne réfléchi même pas vers quel temps on va : seul finir compte. D’ailleurs on est en dehors du temps, que je n’ai pas vu passer. Les variations de course : course à pied sur le plat, montée en marchant, descente mixte, et le besoin de s’alimenter en permanence font que l’on est tout le temps en train de penser à quelque chose : figues toutes les 20 min, œuf tous les 1H30 modulo les ravito, boire tous les ¼ d’heure, vérifier la distance au prochain ravito … 

 

La montée de la Monna se fait technique et raide avec un sol assez caillouteux. Mais elle me permet de récupérer (c’est bien relatif !) de la descente précédente menée à bon train. J’en profite pour discuter un peu. Les rumeurs les plus folles circulent sur la dernière ascension, très technique parait-il. Du Cade (dernier ravito) à l’arrivée, il n’y aurait que 8 km mais certains parlent de 2h de course encore du fait de la difficulté. On n’en sera pas loin compte tenu de la difficulté technique et aussi du fait qu’il y a 10 bons km et non 8 entre les deux points. L’organisation annonçait 71 km mais le tracé a été rallongé cette année pour éviter un bouchon. Mon GPS indiquera en fait 75,6 km à l’arrivée. Plus loin, je suis un moment avec une personne à qui je dis qu’on tient le bon bout mais celui-ci me dit que rien n’est fait, il a raison. Il y a 2 ans, sur l’UTMB, au 70eme km en pleine nuit et dans le brouillard, il trébuche et tombe dans un petit ravin : fracture tibia-péroné et terminus. La course des Templiers marque son retour sur le trail.

 

Arrivé en haut, la température a baissé, le vent forci et comme de notre coté, l’allure a un peu baissé, beaucoup sont à la limite d’avoir froid. Il est 16h20, cela fait plus de 10h que l’on est parti, et mon chrono a fait le tour de l’horloge pour repasser à zéro. Pour ma part je suis toujours vêtu de mon seul maillot respirant et ça me va bien. Nous arrivons en trottinant vers le dernier ravito au Cade (km 65,4) dans une bâtisse basse et longue, qui est aménagée dans une ancienne étable. Cela fait 10h21 que l'on est parti et je suis 1027eme (encore 200 places de mieux !). L’ambiance y est chaleureuse et nous y attendent soupe, bière sans alcool (pour les vitamines B2), cantal, gâteau – il ne manque que les sandwichs au pâté dont on m’avait parlé au marathon du Louvres ! Je prends 2 fois un gobelet de soupe, revigorante, profite des aliments salés et prends juste une pate de fruit en dessert. J’écoute une discussion avec un suiveur qui explique qu’il y a ensuite une descente en forêt de 2 ou 3 km suivi de l’ascension d’un amas rocheux afin de passer de l’autre coté de la falaise. Il faut un peu se forcer pour repartir et avant d’affronter ce vent maintenant froid (nous sommes à 900m d’altitude), j’enfile ma polaire.

 

La descente se fait comme indiqué, nous sommes un petit wagon à courir ensemble sur une piste assez large dans la forêt. Puis s’opère la remontée. Arrivée vers le haut de l’ascension, quelques barreaux sont là pour nous aider. Ce passage est plutôt amusant mais avec un peu de gaz (cad du vide) autour (il ne vaut mieux pas trébucher). Au loin dans le ciel, à l’ouest, une bande orange sous les nuages signale le coucher du soleil, un peu trop rare aujourd’hui. A la bascule, nous rejoignons une tour de télécom avant de s’enfoncer à nouveau dans la forêt pour la redescente vers Millau via le GR (monotrace). A l’issue de ce passage, j’ai bien cru que je ne pouvais plus courir en voyant certains me doubler. Je paie un peu l'euphorie de la descente de Pierrefiche. Puis je me dis que moi aussi je vais essayer et peu à peu, ça repars et je retrouve même de bonnes sensations même si la douleur est présente. Nous traversons la grotte du hibou où des suiveurs nous guident avec des lampes de poche. Ca sent l’écurie et je trouve des ailes pour la descente vers Millau, raide, terreuse et glissante à souhait. J’ai maintenant un peu chaud et c’est la polaire à la main que je finis la course. J’ai entendu que nous serions dans les 1000 premiers alors j’essais de ne pas perdre de place et j’arrive même à doubler encore quelques concurrents. Etant donné que les autres accélèrent, je suis obligé de faire pareil et c’est à fond les manettes (au moins 9 km/h sic !) que j’en termine. A quelques centaines de mètres de l’arrivée, j’entends le speaker dire que les 1000 premiers viennent de passer la ligne (dommage !) et qu’il en reste autant à venir. Lorsque j’arrive, mon chrono indique 12h 13min 33 sec. Compte tenu de la correction sur le temps exact de passage sur la ligne de départ de chaque concurrent, je suis 1062 sur 1995 arrivés (2500 au départ). Comme d’autres avec qui j’ai mangé après la course, et qui sont venus ici voir ce qu’était un grand trail, jamais je n’aurai pensé que je pouvais réaliser un effort sur une durée excédant les 12 heures.

 

Ce résultat valide mes choix d’entrainement, mes choix diététiques et la stratégie de course mise en place, c’est donc que du positif. Même si les Templiers, ca fait quand même bigrement mal aux jambes. Je mange deux tartines au roquefort puis vais prendre une douche dans un des bungalows installés sur le parking. En sortant, la nuit est maintenant tombée et on termine la journée entre trailers devant un aligot / saucisse aveyronnaise / bière à refaire la course. Il est 21H30, il est maintenant temps de rentrer après une journée plutôt bien remplie.

 

video_de_la_course_2011

 

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Published by Dominique Bayart - dans Trail
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