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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 16:14

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La semaine qui suit un trail ou un marathon est toujours difficile. Passées les courbatures des deux jours suivants la course, on est un peu dans état second ou la pression ressentit des mois durant avec son pic la semaine précédente est descendu d’un coup. Cette fois et comme il a fallu piocher pendant la course, le retour sur terre était plus difficile. J’ai pu prendre les escaliers au bout de 4 jours seulement et mon seul objectif de la semaine était d’être sur pied pour faire découvrir le 18 trous du golf national à un ami anglais installé en France depuis 15 ans.  

Pendant un ultra trail comme cet Ecotrail, j’ai usé et abusé des hormones qui nous font avancer. De quoi d’agit-il ? Comme il y a une accoutumance aux hormones que le corps sécrète, celles-ci sont moins efficaces lorsqu’on en a utilisé beaucoup. Un cas extrême: l’hormone insuline qui sert à permettre l’absorption des glucides n’a plus aucun effet au bout d’un certain nombre d’années chez certaines personnes âgées. Celles-ci ont tellement absorbé de sucres, lents ou rapides, qu’elles voient cette hormone devenir inefficace au fil des ans, ce qu’on appelle le diabète de type 2. Dans la course à pied, les hormones mises en jeu sont l’adrénaline (donne l’énergie), l’endorphine (hormone calmante et du plaisir), la dopamine (crée le manque) et bien d’autres. Après une utilisation à forte dose comme pour un 80 km, on y devient insensible les jours qui suivent. Autant dire qu’on est vraiment très mollasson et en même temps très décontracté. Pas d’énergie pour entreprendre quoi que ce soit ou même se projeter dans l’avenir. Fort heureusement, j’en eus assez pour faire un 18 trous samedi après midi et me remettre à courir dimanche matin avec une sortie agréable sous le soleil (mais avec un souffle court !).

En effet, vendredi ça allait un peu mieux puisque j’ai fait un point sur la suite à donner à ce trail. Je commence à avoir une petite expérience après ces 3 trails longues distances effectués (Pays de Caux, Templier, Ecotrail), chacun avec des conditions climatiques différentes. Le but d’un trail étant d’être finisher dans les temps limites donnés par l’organisateur de la course, il s’avère qu’à chaque fois je suis arrivé plusieurs heures avant le gong. De ce fait, une course de 80 km n’est plus un défi pour moi mais un renouvellement de performance. Et je n’aime pas viser plusieurs fois le même objectif. Naturellement, je me dirige donc vers des courses plus longues afin de voire jusqu’ou je peux aller. La suite aurait bien été le CCC cet été (Courmailleur/Chamonix par les montagnes), un demi UTMB en quelques sorte pour changer de paysage … Mais il est trop tard pour s’inscrire. Alors il y aussi l’endurance trail des Templiers. Je connais le dénivelé, le type de parcours, je sais qu’il me réussi alors pourquoi ne pas poursuivre la causerie un plus loin, au-delà des 100 km ça c’est sur (avec le dénivelé qu’il faut évidemment). C’est fin octobre donc ça laisse le temps de se remettre au vélo entre temps, un sport porté qui soulage les articulations et procure aussi des sensations inoubliables lorsque se sont des cols mythiques que l’on gravit. Puis de reprendre l’entrainement au cours de l’été. Si je suis finisher, le deuxième effet kiss cool c’est qu’avec les 4 points UTMB et les 3 points de l’endurance trail, je serai au 31/12 à 7 pts UTMB obtenus en moins de 2 ans sur 3 courses. Cela veut dire qu’en adaptant la préparation, je pourrai peut-être aller encore plus loin et donc envisager l’UTMB. Dans le cas contraire, on range ses baskets et on se pose. Même dans le cas où j’ai les 7 pts UTMB et que je m’inscris dans les temps pour l’UTMB 2013, je ne suis pas sur de participer car il y a un tirage au sort. De toute façon, UTMB ou pas fin août, je serai sur le trail des Drayes du Vercors début juin 2013 (53 km) avec mon ami Guillaume et qui pourrait servir afin de monter en puissance si besoin. Vaste programme me direz vous avec son lot d’impondérables mais qui me parait gérable en prenant en compte que j’ai aussi un métier et une famille qui veut bien supporter mes jeux de pleine air.

D’ici le démarrage de la préparation à l’endurance trail proprement dit, ce sera du vélo, du golf, et de la course à pied pour assurer un fond d’endurance, trois fois par semaine si possible. De ce fait, le blog sera surement en sommeil pendant ce temps, avec vraisemblablement une mise à jour après les exploits de l’été. Peut-être même un peu d’alpinisme … Tiens il y a l’Embrunman pas loin d’où je vais en vacances en aout … Qu’est ce que je donnerais sur un Ironman avec l’expérience des courses d’endurance ultra longues ?

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Published by Dominique Bayart - dans Trail
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