Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 15:14

Vu que c’est bien plat, j’y ai donc travaillé l’endurance à vélo afin d’avoir dans les jambes la distance de 188 km. A cinq reprises, dès l’aube venue, je suis partie à vélo pour quitter l’île et faire un tour dans les Charentes avec des distances allant de 100km à 263km pour la dernière descendant jusque Jonzac en remontant l’estuaire de la Gironde jusque St Fort sur Gironde depuis Royan.

 

DSCF4971.jpg

Dès potron minet, sur l'ïle d'Oléron ...

 

Avant de nous déplacer jusqu’à la frontière Italienne sous le 45 eme parallèle au Monetier les Bains près de Briançon, j’effectue une dernière sortie longue d’endurance de 2 heures afin de compenser la journée entière suivante qui sera passée à conduire.

 

Arrivé dans les Alpes, il me reste 10 jours jusque l’Embrunman ce qui est peu. Il me faut me réhabituer aux fortes pentes et au manque l’oxygène en altitude. J’ai donc terminé la partie longue distance à vélo dès le dimanche de notre arrivée par une belle boucle Monetier-Briançon-Enbrun-St Clément-Izoard-Briançon-Monetier de 173 km et 3000m de dénivelé positif. Le tout sur le circuit de l’Embrunman avec une moyenne de 22,2 km/h. Cela veut dire que tout le travail accompli depuis mon premier passage à Pelvoux fin mai à permis d’améliorer ma moyenne pour atteindre la cible qui est de boucler en moins de 9h les 188km du circuit.

 

J’ai aussi perdu 2 kilos depuis fin mai et cela aide bien dans les pentes fortes … La diététique  a aussi été clé dans cette préparation. Il a fallu éviter les pièges tendus par les cassoulets ou tartiflette proposés ici ou là. A la différence de Christophe Lemaitre à qui ça n’a pas porté chance aux derniers JO, je me suis nourri de beaucoup de fruits d’été et j’ai mangé beaucoup de légumes pour limiter la prise de glucide. Coté protides, essentiellement du poisson et des crustacés (avec du bon selenium !) et parfois quelques viandes grillées mais alors toujours accompagnée d’une poellée de légumes. Nous avons pu ainsi sacrifier à Oléron au rite annuel de l’énorme côte de bœuf charolaise si moelleuse! A Monetier, durant la dernière semaine, je perdrai encore un kilo « presque sans le faire exprès » arrivant à 70 kg pour 1m78. Après ma sortie longue du dimanche dans l’Izoard, j’ai en effet enchainé le lundi par le Galibier (1100m de dénivelé depuis Monetier) et le mardi par le Granon (1000m de denivellé à 10% sans replat).

 

DSCF5104.jpg 

Le col du Galibier avec la route vue depuis le Pic Blanc du Galibier (2950 m)

 

Ces deux dernières sorties ont pour but de travailler proche du rouge en altitude tout en se préservant car elles n’excédent pas 2 heures chacune.  En revanche, quand elles se font sous une pluie glaciale comme lundi (surtout dans la descente où j’ai failli crever de froid) et mardi après une rando de 700m de dénivelée, cela consomme les calories. Ces sorties concluent un cycle d’entrainement vélo commencé dans la fraicheur de mi-avril et qui ont porté mon total à 3000 km parcouru (dont 1000 km à Oléron et Briançon). Une dernière course à pied mercredi de 1h30 jusqu’au village du Casset (à 1600m d’altitude) après une journée de marche, puis un peu de nage vendredi toujours après la rando (mais je n’ai tenu que 30 min avec combinaison dans le lac du Casset qui ne doit pas dépasser 12 degré). Après avoir fait le mont Thabor le samedi (1400m de dénivelé, 3160m), une vieille promesse à un ami, je fini la préparation vélo dimanche matin par une montée limitée au col du Lautaret (2000m) pour faire tourner les jambes, accompagné d’une équipe de randonneurs en vieilles motobécanes bleues des années 50-60 prêts à faire le galibier dans la foulée. Il ne m’a fallu que 48mn depuis Monetier ce qui est bien mieux que d’habitude (55 min). Comme il est dit dans les Bronzés font du ski, j’ai la caisse !

 

En plus de la preparation, les sorties en rando en montagne m’ont transporté chaque jour autour de 3000 m d’altitude ce qui est parfait pour l’adaptation. Maintenant, j’ai entamé un régime glucidique depuis hier dimanche et passe la plupart de mon temps allongé : il s’agit d’avoir les batteries bien rechargées mercredi 15 août à 6h00 ! Autre bonne nouvelle, les temps limites indiqués ne sont pas vraiment des barrières horaires comme dans les trails. Au-delà de ces temps, le concurrent peut continuer la course mais ne sera alors pas classé. Mais pour moi, cela n’a pas d’importance et enlève donc un stress. Maintenant, il faut mentalement se préparer en repensant à tous ces entrainements faits parfois dans le froid, la pluie, tard le soir ou bien très tôt le matin, à ces privations afin d’être léger dans les cols, qui ont fait que mercredi matin je serai en position (peut être la seule fois de ma vie tant c’est un investissement important) de profiter d’une journée magnifique d’Iron Man, la récompense à tout cela. Il s’agira de bien gérer l’alimentation et les efforts afin de pouvoir faire le marathon qui, m’a-t-on dit se fait dans une ambiance extraordinaire mais c’est vrai que c’est aussi pour ça qu’on fait l’Embrunman. Bien sur, je vous raconterai …

Partager cet article

Repost 0
Published by Dominique Bayart - dans Triathlon
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de running-trail
  • Le blog de running-trail
  • : La vie d'Ultra-trailer, d'Ironman, et autres de Dominique Bayart
  • Contact

Recherche

Liens