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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 19:12

15aout

Prologue


Il est 5h55 sur la plage du plan d’eau, le départ des femmes a été donné il y a 5 minutes déjà. Nous sommes un millier massés dans l’obscurité. La constellation d’Orion vient de se lever et on devine à peine poindre de l’autre coté de la montagne l’aube à venir. Il fait 14 degré et j’ai un peu froid, la crispation surement. Le speaker indique qu’on va maintenant procéder au rite du départ et qui va consister à ce que tous les participants s’applaudissent eux-mêmes. Instant de grande émotion, sous la voute étoilée et devant la masse sombre du plan d’eau. L’anxiété est à son maximum. Au niveau intestinal, ce n’est pas le top. Est que l’eau ne va pas être trop froide ?  Est-ce que je ne vais pas être complètement largué ?

 

Veille de course


La veille a été bien éprouvante car tout était à faire l’après-midi du fait que ma chambre n’était pas dispo avant 16h. J’avais donc établi un planning heure par heure afin à la fois d’aller chercher le dossard à la salle des fêtes d’Embrun (dont je n’avais pas l’adresse), prendre les clés de la chambre, déposer mon vélo au parc à vélo et enfin assister au briefing de course à 17h00, tout en repassant après à Monetier pour y manger ce que je veux . Le parc à vélo n’ouvrait pas avant 13h et la chaleur en plein soleil (plus de 35 degrés) faisant exploser les pneus à moins de les dégonfler au préalable et donc de faire un gonflage nocturne au petit matin. Ne voulant pas m’embêter avec un gonflage à la dernière minute avant la natation, j’avais prévu de rentrer dans le parc à vélo avant le briefing prévu à 17h au plan d’eau. Auparavant, je suis passé chercher mon dossard à la salle des fêtes d’Embrun. La ville étant déjà sujette aux embouteillages en été, ici nous sommes au pic et nous perdons du temps  En plus le briefing (en plein soleil) démarre avec une demi heure de retard et est bien creux pour la plupart (mots choisis : « après Guillestre, au panneau col d’Izoard, tourner à gauche … »). Je réalise soudain que l’organisation ne fourni pas les épingles et qu’il m’en faut 3 pour chaque dossard soit 6 au total et je ne sais plus du tout si j’en ai amené ou pas. Je passe le temps à faire la manche pour des épingles pendant que mon épouse Marie-Odile restée à Monetier s’affaire à retrouver si j’en avais amené (effectivement elle en trouve 6 dans ma trousse de toilette). Ca parait incroyable, mais comme dans Intouchable, « pas d’épingles, pas d’Embrunman ! »  Comme quoi ça tient à pas grand-chose. Je quitte le briefing à passé 18h non sans avoir glané deux informations importantes dans tout ce lot de truismes. Des gravillons signalés en bas de la descente de l’aérodrome de St Clément. Par ailleurs il semble que les barrières horaires ont l’air moins souple que ce qu’un habitué de l’assistance médicale m’avait indiqué. Après discussion avec un officiel, celui-ci me dit que si on est derrière la voiture balai, ce n’est plus du ressort de l’organisation et qu’il n’y aura plus de permanent  sur le trajet. Au final, après la course, j’ai appris que de nombreuses personnes avaient  été priées de descendre de vélo au sommet de la dernière ascension à Chalvet. 


Après le briefing, cela prend pas mal de temps d’aller jusque l’hôtel à Savine-le-Lac car la route côtière du lac de Serre Ponçon est toujours bouchée en fin d’après midi. Encore une demi-heure de perdue ... Voulant assurer sur la composition du dernier repas, je tenais à repasser au club de vacances à Monetier et prendre les dernières choses oubliées (comme les épingles par exemple !). Du fait de l’heure, le passage à Monetier sera très bref. De retour à 20h00 après 1 heure 20 de route, je repars comme prévu à 21h15 pour une arrivée à 22h30 en espérant me coucher à 23h00. Le retour sur Savigne-le-Lac se fait en mettant mes derniers points de permis sur le tapis. Les stress des différentes étapes à passer au retrait des dossards, puis au parc à vélo et l’aller-retour Monetier-Savine m’a fait faire 2h30 de route évitable qui plus est sur une route nationale de montagne. Cette veille de course, j’ai déjà consommé trop d’adrénaline à mon goût. Arrivé à l’hôtel, il me faut encore constituer ma caisse pour le parc à vélo  et qui contiendra tout ce que j’aurai besoin durant la course, chaussures de cyclisme et course à pied avec chaussettes, maillots de cyclisme et course à pied avec leur dossard épinglé, gants de cyclisme, cuissard, short de course à pied avec ravito intégré, lunettes,  combinaison de natation, bonnet de bain, serviette de bain, plus last but not least les ravito perso pour le lendemain (et que du fait de la chaleur, il m’a fallu préparer au dernier moment). Ensuite il faut  remettre le tout dans la voiture. J'ai aussi préparé le tube de vaseline pour en mettre demain matin partout où j'ai vu que je frottais à l'entrainement. Enfin on ne sait jamais, si j’en viens à faire le marathon il est prudent d’enrubanner mes deux plus petits orteils dans de l’elasto contre les frottements (cela ne m’évitera pas une ampoule au petit orteil), tout cela non sans avoir préparé à l’avance mon petit déjeuner afin de gagner du temps. Quand j’éteins la lumière il est déjà minuit …  J’ai prévu de me lever à 4h30 pour être vers 5h00 au parking. En fait, je ne m’endormirai pas avant minuit et demi (malgré la double camomille ingérée vers 21h00) et mon subconscient décidera entre-temps que 4h30 c’est bien tard pour se garer facilement. Je ne bois que du déca depuis deux semaines et  pourtant je me réveille donc dès 4h00 et voyant que je ne me rendormirai pas, je me lève à 4h15. Au moins j’aurai effectué les deux cycles de sommeil profond, c’est déjà ça (au parc à vélo, certains disent ne pas avoir réussi à dormir). Mais démarrer un jour sans fin avec même pas 4 heures de sommeil n’est pas pour me rassurer. Le petit dej ne se fait pas avec appétit vu que le repas du soir n’est pas loin. Même pas un café. Heureusement, j’ai mon muesly avec son lait de soja. Il s’agit ici pour moi de faire le plein une dernière fois de sels minéraux. Comme pour les ultra-trails, je prends des œufs durs (surtout le jaune), fromage, et jambon cru italien IGP avec deux tartines de mon pain énergie (pain de campagne aux noix, amandes, raisins) acheté chez mon épicier Italien favori à Monetier justement nommé « au Plaisir du Goût ».

 

La diététique


J’y ai également acheté 40 tranches de Breasola (viande des grisons italienne) qui assurera le fond du panier de mes ravitos. Avec du pain énergie et quelques barres ovomaltines, ces ravito perso seront fondamentaux pour l’alimentation sur une course qui durer plus de 16h. Il est clair que ce n’est pas avec les sucreries assimilées par le corps en même pas une heure que l’on peut faire des réserves. Et le problème avec les sucreries et autres gels, c’est qu’il faut recommencer souvent et alors là au bout d’un moment le foie dit stop et on ne peut plus rien manger et les crampes surviennent alors. Ici j’ai une base de fond que je pourrai compléter de morceaux de bananes, quelques tucs, un ou deux abricot secs trouvés sur les stands de ravito de la course … J’ai aussi acheté 3 bananes que je laisserai au parc à vélo (trop dangereux à éplucher en roulant, l’organisation de course fournira d’ailleurs des demi-bananes).  La première banane, ce sera juste avant la natation (associé à une barre d’ovomaltine, qui est une barre de céréales  sucré e renforcée en vitamines et sels minéraux). Sur des courses de cette durée, il faut être en permanence en train de digérer les aliments qu’on utilisera deux heures plus tard. Ainsi , durant les deux heures de natation, je serai en train de digérer ce que j’ai mangé juste avant,  pour  en bénéficier à la sortie de l’eau, où il faudra immédiatement recommencer à manger. Donc deuxième banane en sortant de l’eau et un petit sandwich au pain de mie avec de la viande des grisons. En fait à la sortie de l’eau je n’ai vraiment pas faim et je me force à manger un peu, la banane et un tiers du sandwich (que je retrouverai  tel quel sur ma chaise 9h plus tard …). Mais c’est déjà ça de mangé, je me refais ainsi de la glycémie pour au moins deux heures. Ensuite l’idée c’est de manger toutes les deux heures une tartine de pain énergie et 8 tranches de viande de grison et entre deux ravito «  tartine », une barre de céréale.  J’arriverai à tenir ce système avec 4 ravito « tartine » effectué entre 10h et 15h, ce qui m’assurera en permanence  sucre lents et sels minéraux, notamment sodium grâce à la viande des grisons (et consommé en grande quantité du fait de la transpiration sous 35 degré). Tout cela a été complété de nourriture trouvé sur les stands et de quelques barres  de céréale. C’est en faisant de l’ultra-trail que j’ai compris qu’une alimentation pour durer passait par là. Ce n’est pas toujours facile à ingurgiter mais je le digère parfaitement tant qu’on ne monte pas trop haut en cardiaque. L’avant-veille de la course, j’ai passé une demi journée à calculer ce que j’allais manger, où et quand. Cette feuille de route alimentaire a été primordiale et trop négligée par nombre de participants. Elle demande expérience et connaissances diététiques. L’entrainement à lui seul ne suffit donc pas dans ce type de course, je l’ai vérifié à plusieurs reprises durant et après la course. Les concurrents qui pensaient gérer un Ironman de 15h comme un triathlon CD juste en augmentant le volume d’entrainement en sont pour leurs frais. J’ai passé aussi une partie de la matinée de la veille à faire les achats en conséquence. Cela fait donc en tout 48h de préparation heure par heure de tout ce qui va se passer le jour J dans chacune des disciplines. Un travail important à réaliser donc. Ici j’étais en vacances donc j’ai eu du temps pour peaufiner l’entrainement et les préparatifs. Cela compense le fait que je n’ai pas plus jouir complètement de cette période et ai du tirer un trait sur de belles rando les derniers jours et sur de belles ripailles. En même temps si je suis inscrit à L’Ironman d’Embrun (L’Embrunman) c’est parce qu’il a lieu pas loin de l’endroit où je suis en vacances et que c’est donc pratique, pas parce que je visais le plus dur !

 

De nombreux participants n’ont pas réfléchi comme ça. Pour eux, l’Embrunman est l’Ironman le plus dur au monde (l’Ironman d’Hawai est tout plat même si la chaleur est torride). Des non spécialistes du coin me l’avaient dit mais je pensais que c’était par chauvinisme. En fait il s’avère que c’est bien la réalité (encore écrit une nouvelle fois dans le journal l’Equipe du 16 Aout). Donc pour moultes participants, venir à Embrun est l’aboutissement d’un parcours dans le monde du triathlon, fait en club et passé par le sprint puis le courte distance (CD) puis le demi Ironman puis par un premier Ironman moins difficile que celui d’Embrun. Moi je passe directement des triathlons courte- distance d’Aix les Bains et Paris à l’Ironman le plus dur au monde (5000 m de dénivelée  positif à vélo, nage dans un plan d’eau douce, donc pas de portant assuré par l’eau salé comme à Nice, ni de courant pour vous pousser un peu, marathon comprenant plusieurs montées et descentes raides). Le défi à relever n’est donc pas simple, surtout pour moi et donc l’idée était avant tout de ne pas être ridicule, montrer que moi aussi j’avais ma place ici. L’entrainement a donc été sérieux. Les temps faits en piscine et à vélo laissaient à penser que ridicule, non je n’allais pas l’être. En revanche être finisher, qui plus est classé, je n’y ai même pas pensé pour le moment. Le moment est venu de réaliser sur le terrain les prévisions estimées pendant la phase de préparation.

 

Acte I : Natation


Il est 6h00 et le départ va être donné. J’avance et j’essaie d’éviter une flaque d’eau  mais en fait il s’agit du plan d’eau ! L’eau est noire. Vraiment pas envie d’y aller. Un concurrent avait dit dans le parc à vélo : « si on est là à cette heure là, c’est aussi parce qu’on l’a bien voulu ». Pourquoi suis-je là ? A la base c’est mon fils Timothée qui à l’âge de 12 ans, il y a 4 ans, avait décrété qu’il ne participerait à aucune compétition autre qu’un Ironman et me demandait pourquoi je n’en faisais pas. A lequel je répondais que ce n’était pas faisable.  En effet j’avais calculé qu’on avait 7 heures pour faire le vélo et que cela donnait une moyenne impossible à tenir. En plus je n’avais encore jamais fait de compétition excédant 5h. Fermer le ban ! Puis à l’automne dernier, en octobre 2011, juste avant les Templiers,  en discutant avec mon revendeur trail, celui-ci me soutient que ce n’est pas du tout inaccessible, notamment le vélo. De retour à la maison je refais quelques calculs et je découvre que j’avais fait une erreur de 2h dans les temps à prendre en compte pour le vélo. Après deux trails de 12h30 et 10h, je me sentais alors mieux armé pour tenter une course d’une durée de 15h. Le défi est colossal : une course de vélo en montagne de 188 km avec 5000m de dénivelé positif, un marathon entamé après 11h d’efforts, la chaleur attendue, tout autant d’aspects cruciaux à maîtriser d’ici l’été.

 

A 45 ans, j’en suis à un âge où ce n’est pas le temps que je mets à réaliser une compétition qui m’intéresse. Tenter l’infaisable, ça c’est la seule chose qui me donne aujourd’hui une grosse motivation et qui va me faire déployer toute mon énergie pour y parvenir. Avec l’Embrunman, j’ai un bon client. Aussi une fois les dates de vacances fixées pour cet été et notamment les deux semaines  à Monetier, je vérifie que finir de préparer et faire l’Embrunman pendant les vacances peut être gérable et compatible avec une partie du programme rando notamment.  Début avril, après avoir vérifié mes temps en piscine et en vélo  suivi de course à pied (voir les articles Les Briques de Base plus haut sur ce blog), je décide de m’inscrire. A partir de là, l’angoisse ne fera que croître au fil des mois à partir du moment où a commencé la préparation proprement dite et qui m’a mené jusqu’à ce parc à vélo, ici, un 15 août à 6h du matin. Pourtant maintenant  ce n’est plus trop la même envie de se jeter à l’eau comme on dit. Je suis donc en mode programmé comme un soldat qui va débarquer sur un champ de bataille. Je ne pense plus. J’attends le coup de pistolet, qui va retentir, vais avancer dans l’eau à la suite de la masse des participants et m’immerger peu à peu …

 

Le départ a été donné ! Dans l’obscurité, je déclenche mon chrono. Bonne nouvelle l’eau ne parait pas fraîche à première vue. Je me suis mis à l’arrière du peloton, inutile de prendre des coups alors que je sais d’avance que je vais sortir de l’eau dans les derniers. Le début se passe plutôt bien avec de bonnes sensations. Nous avons deux tours du plan d’eau à faire. Chaque passage de bouée est un jalon de franchi et apporte de la satisfaction. Le hic c’est qu’au début de la boucle, nous passons deux bouées espacées de 200m mais que la troisième est 500m plus loin et la dernière 900m plus loin. Autrement dit, au fur et à mesure de la progression, on a l’impression de ne plus avancer. Parfois je ne distingue même pas la bouée suivante au passage de la précédente et suis donc le gars situé devant moi. Je fais comme prévu toute la nage à la brasse, avec une combinaison shorty qui plus est (à la différence des autres participants qui ont tout opté comme prévu pour une combinaison intégrale). Les  essais que j’avais faits avaient montré que le shorty est bien compatible avec une température excédant 20 degrés et avec la brasse qui se nage en grande partie sous l’eau, et ne nécessite donc pas autant de flottabilité que le crawl. Reste à le démontrer ici. Je m’applique à avoir une nage bien filante, au maximum sous l’eau. Aux premières bouées, y compris la troisième, je suis encore dans le flot des participants, puis peu à peu la masse des nageurs s’étire et s’étale, comme prévu. Je me retourne parfois pour voir s’il y a encore du monde derrière mais nous sommes dispersés. Durant la ligne droite de 900m du retour de cette première boucle, je pense à jeter un œil au jour qui pointe sur la crête de la montagne à l’est avec ses jolies couleurs. La deuxième boucle démarre avec enthousiasme en se disant que chaque bouée de passée est maintenant définitivement derrière nous. Pourtant la progression vers la troisième bouée, situé à l’autre bout du plan d’eau me parait interminable. En plus c’est là où l’eau est la plus fraîche : les 22 degrés mesurés l’après midi à la plage sont loin, ici on doit être autour des 18 degrés et je commence à avoir un peu froid. Je me dis que c’est le stress et qu’il faut bien souffler. En même temps, si la sensation de froid s’accentue, je sais que cela peut aller jusqu’à l’abandon pur et simple. De ce fait de la troisième bouée à la quatrième bouée, l’angoisse monte. Et comme j’ai froid, je commence à avoir des problèmes gastriques. Ma combinaison shorty n’assure peut être pas une protection intégrale et rapprochée du corps, elle a le mérite d’assurer le passage de l’eau à l’intérieur et ainsi de réparer miraculeusement les dégâts des petites fuites qu’on peut avoir et d’éviter ainsi l’abandon. Je passe la dernière ligne droite à me demander dans  quel état je vais arriver et s’il y aura encore quelqu’un derrière moi à l’arrivée. Au milieu du plan d’eau on ne peut pas trop s’arrêter pour reprendre ses esprits, c’est nage ou crève. Je ne me retourne même plus, effectue mes mouvements de manière automatique sans passion ni recherche de position optimale, comme pour faire le boulot mais sans plus car mes besoins primaires ne sont plus assurés. Un bateau de l’organisation me double, je ne dis que ça sent la voiture balai de la  queue de course. Puis soudain je distingue au loin la foule massée près de l’arrivée. Petit à petit je rejoins peu à peu la plage en me demandant si je vais pouvoir continuer et touche enfin le sol à quelques mètres du bord. Je m’arrête et reprends un peu mes esprits avant de remonter la pente vers le parc à vélo que  je rejoins en petite foulée (une habitude héritée du courte distance et qui a le mérite de réchauffer). Je bois le demi-verre de coca qu’on me tend pensant qu’il s’agit d’un café chaud sucré et que  j’aurais préféré.

 

Embrunman NAT

 

Je rejoins ma chaise, je regarde mon chrono, 1h45 soit 5 minutes de mieux qu’en piscine, j’ai une demi heure d’avance sur le temps limite, tout n’est pas perdu ! En fait, j’ai mal lu car mon temps n’est pas de 1h45 mais de 1H35 alors que j’avais tablé sur 1h50. L’excitation, le régime glucidique et peut être l’aspiration de la masse que j’avais devant moi ont amélioré mon temps par rapport au temps réalisé en piscine. Mais en y regardant de plus prêt, je fais le même temps au 100m que ce que j’avais fait au triathlon courte distance d’Aix les Bains sur 1500m, aussi sur un lac d’eau douce donc. La surprise, c’est que j’ai réussi à maintenir le même rythme sur 3800m que sur 1500m alors que j’ai très peu nagé à l’entrainement, ayant remarqué que cela n’avait pas d’influence sur mon temps vu que ma technique restait ce qu’elle était. J’ai donc eu beaucoup de mal pendant la natation mais sans m’en rende compte je fais un super temps pour quelqu’un qui nage la brasse en shorty. Sur 1022 participants ayant pris le départ, je suis en 967 position. Vu que 95% des concurrents sont devant moi, le parc à vélo est déjà bien vide, il ne reste plus que quelques vélo. Cela ne m’effraie pas, j’ai déjà connu ça en CD mais quelle ivresse ensuite de reprendre de nombreux concurrents à vélo.  Je me sèche, m’habille confortablement avec mon cuissard, mes gants de vélo, lunette de soleil. Je me dépêche pour avoir quand même des concurrents en point de mire. En même temps,  je trouve étonnant sur un Ironman de plus de 15h de voir des concurrents avec des combinaison tri fonction ceci afin de gagner quelques dizaines de secondes à la transition au préjudice du confort d’un bon cuissard pour les 9h de vélo qui vont suivre … En même temps, je mange ma banane et commence sans appétit mon petit sandwich au pain de mie. Puis après 8 minutes, me voilà prêt pour le parcours vélo, l’estomac pas très bien en place. C’est vrai que manger comme je le fais en début d’épreuve sollicite l’estomac mais c’est le passage obligé pour tenir dans le temps. A la sortie du parc à vélo, le speaker annonce que les derniers concurrents sortent de l’eau, bonne surprise, je suis donc loin d’être le dernier !

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Published by Dominique Bayart - dans Triathlon
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